Immobilier pénitentiaire

Immobilier pénitentiaire

Ce programme, qui prévoit la création nette de 15 000 places de prison supplémentaires sur une période de 10 ans, est le plus important de ces trente dernières années. Détails.

Afin d’accroître de 15 000 places la capacité actuelle, ce sont au total 18 000 places qui seront construites, permettant ainsi de fermer certains établissements qui ne sont plus adaptés. C’est donc un effort de construction de 1 500 places nettes par an, contre 1 000 en moyenne annuelle entre 1988 et 2016, représentant un engagement financier de près de 2 milliards d’euros en autorisations d’engagement au cours de l’actuel quinquennat.

Une réalisation en deux phases
Le programme 15 000 prévoit la mise en chantier d’ici 2022 de 7 000 premières places, qui seront livrées ou à un stade avancé de construction à cette échéance. Près de 2 000 places nettes ont déjà été mises en service et 120 de plus le seront avec l’ouverture du centre pénitentiaire de Lutterbach (520 places ouvertes, parallèlement à la fermeture des maisons d’arrêt de Colmar, puis de Mulhouse). Par ailleurs, 8 000 places supplémentaires portant sur 16 opérations de constructions seront lancées d’ici 2022, en vue d’une livraison entre 2025 et 2027. 5 premières opérations sont engagées en 2020 (Tremblay-en-France, Saint-Laurent-du-Maroni, Entraigues, Muret et Rivesaltes), pour un total de 2 750 places ; les 5 300 places seront engagées en 2021 et 2022 sur des sites déjà identifiés.

Plusieurs objectifs
Le programme immobilier pénitentiaire vise à assurer l’exécution effective des peines et la réinsertion des détenus. Il doit permettre de résorber la surpopulation dans les maisons d’arrêt et poursuit l’objectif de l’encellulement individuel à 80 %, afin d’améliorer la prise en charge des détenus et de garantir des conditions de détention dignes ; il offrira également de meilleures conditions de travail au personnel pénitentiaire.
Les nouveaux établissements favoriseront par ailleurs le développement du travail en détention, en offrant un plus grand nombre de postes de travail dans les ateliers ainsi que des équipements permettant la diversification des activités professionnelles et de formation.
Ce programme se caractérise en outre par la diversité de ses structures pénitentiaires, qui seront adaptées au profil du détenu selon sa peine, son profil et son projet de réinsertion, permettant une meilleure individualisation de la peine et de mieux préparer la sortie des détenus en les réinvestissant dans leur rôle de citoyen.
Il comprend notamment :
• 2 500 places de maison d’arrêt avec un haut niveau de sécurité dans les régions où le besoin est avéré ;
• 2 000 places en structures d’accompagnement vers la sortie (SAS) ; ces établissements innovants, de format réduit (90 à 180 places) pour favoriser la prise en charge, seront installés en agglomération. Accueillant des condamnés dont la peine ou le reliquat de peine est inférieur à 2 ans, les SAS proposent un régime de détention adapté, responsabilisant les détenus pour préparer efficacement le retour à la liberté ;
• 3 prisons expérimentales centrées sur le travail et la formation, Inserre (Innover par des structures expérimentales de responsabilisation et de réinsertion par l’emploi), de 180 places chacune.

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