Le ministère du Logement franchit une étape importante en publiant aujourd’hui le décret régissant les quotités du Prêt à Taux Zéro (PTZ), une mesure phare pour […]
Le ministère du Logement franchit une étape importante en publiant aujourd’hui le décret régissant les quotités du Prêt à Taux Zéro (PTZ), une mesure phare pour encourager l’accession à la propriété. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la loi de finances 2025 et marque un tournant significatif dans l’accessibilité au logement pour les primo-accédants.
À compter du 1er avril 2025, le PTZ sera ouvert à un plus large éventail de ménages, sans distinction de zone géographique, pour l’achat de logements neufs, qu’il s’agisse de maisons individuelles ou d’appartements. En 2024, seules les acquisitions d’appartements en zones tendues (A bis, A et B1) étaient éligibles au PTZ. Cette extension permettra à un plus grand nombre de Français, notamment les jeunes ménages et les classes moyennes, d’accéder à la propriété et de trouver un logement qui correspond à leurs besoins et aspirations, avec le soutien financier de l’État.
Le PTZ pour les logements anciens est également reconduit, dans les mêmes conditions que l’année précédente. Il s’applique aux achats dans les zones détendues, sous réserve de réaliser des travaux de rénovation et d’améliorer la performance énergétique des biens. Les locataires du parc social pourront également bénéficier du PTZ pour l’achat de leur propre logement.
Ce décret concrétise une avancée significative pour les ménages modestes et moyens, leur offrant un accompagnement renforcé dans leur parcours résidentiel, tout en facilitant leur accès à la propriété.
Le PTZ pourra désormais financer jusqu’à 50 % du prix d’achat pour les ménages aux revenus les plus modestes. Ce soutien, calculé en fonction des revenus et du montant de l’opération, permet de maximiser l’impact de cette aide sur la relance du marché immobilier. Les quotités, définies par le décret, garantissent un soutien ajusté aux ressources de chaque ménage.
Le PTZ est désormais disponible pour les logements collectifs neufs sur l’ensemble du territoire, avec des quotités similaires à celles de 2024, allant de 50 à 20 % selon les revenus et le montant de l’opération. Pour les logements individuels neufs, qui étaient exclus en 2024, le PTZ pourra financer entre 30 et 10 % de l’achat.
Cette mesure aura des répercussions tangibles pour les emprunteurs. Par exemple, un couple sans enfant à Granville (zone B1), avec un revenu mensuel de 3 000 €, achète un appartement neuf à 150 000 €. Grâce à un PTZ de 60 000 € (40 %), la mensualité de leur prêt diminue de 125 €/mois (-15 %) par rapport à un financement bancaire classique sur 20 ans. De même, un jeune actif seul à Albi (zone B2), au SMIC, acquiert une maison neuve à 120 000 €. Il bénéficie désormais d’un PTZ de 33 000 € (30 % du montant maximal de 110 000 €), ce qui réduit sa mensualité de 80 €/mois (-12 %) par rapport à un financement bancaire classique sur 20 ans. Enfin, une famille avec un enfant à Narbonne (zone B2), avec un revenu mensuel de 3 200 €, accède à un appartement T3 neuf à 190 000 €. Le PTZ de 76 000 € (40 %) permet une économie de 100 €/mois (-9 %) comparé à un prêt bancaire classique sur 20 ans.