Le Plan Baignade poursuit sa dynamique avec un bilan de la saison 2025 et la préparation de l’été 2026. L’ensemble des acteurs engagés dans ce plan s’est réuni à l’occasion du Comité de pilotage présidé par Marc Guillaume, préfet de la région d’Île-de-France et préfet de Paris, en présence de Pierre Rabadan, adjoint à la Maire de Paris en charge du sport, des Jeux olympiques et paralympiques et de la Seine, et de Didier Gonzales, conseiller métropolitain délégué à la Gemapi et à la lutte contre les nuisances sonores. Cette rencontre a permis de dresser un bilan complet des actions menées et de définir les perspectives pour l’été 2026, dans le cadre de l’héritage des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.
Les premiers sites de baignade ouverts à Paris et dans le Val-de-Marne ont accueilli plus de 150 000 baigneurs dans des conditions sanitaires contrôlées, illustrant le succès populaire et la qualité du travail collectif conduit depuis le lancement du Plan Baignade en 2016. La Ville de Paris et l’EPT Paris Est Marne & Bois ont partagé leurs retours d’expérience, soulignant l’enthousiasme du public et la qualité de l’accueil. Le service public de l’assainissement francilien (Siaap) et l’Agence régionale de Santé (ARS) ont présenté les dispositifs de contrôle et de mobilisation pour garantir la qualité de l’eau, confirmant des performances supérieures aux attentes malgré les contraintes climatiques rencontrées.
Les services de l’État, notamment la Drieat et Voies navigables de France (VNF), ont rappelé l’importance d’anticiper les délais d’instruction des autorisations, de réaliser des analyses de risques détaillées pour concilier baignade et navigation fluviale, et de veiller à la conformité environnementale des aménagements. L’ouverture de nouveaux sites doit respecter les usages existants du fleuve tout en garantissant la sécurité des usagers. Les discussions ont également porté sur la signalisation temporaire autour des sites, les autorisations d’occupation du domaine public fluvial et le nouveau barème des redevances applicable en 2026.
Un bilan détaillé des actions menées dans les différents territoires a été présenté. Dans le Val-de-Marne, la mise en service d’une station de reprise des flux de temps sec a permis d’éviter plus de 430 000 m3 de rejets dans la Seine en 2025. En Seine-Saint-Denis, des campagnes de mise en conformité des branchements et des études de séparation des réseaux sont en cours, avec un plan d’actions qui se poursuivra jusqu’en 2030. L’EPT Grand Paris Grand Est a exposé son plan « Marne Propre », combinant création de réseaux d’eaux usées, contrôles et actions de résorption des mauvais branchements malgré des difficultés financières importantes. Le Conseil départemental de l’Essonne a présenté les travaux en cours pour améliorer la qualité de l’eau en amont des bassins versants, contribuant directement à de meilleures conditions en aval. Dans les Hauts-de-Seine, des actions de contrôle et de concertation sont menées en prévision d’un futur site de baignade sur l’Île de Monsieur. Une présentation de l’étude conduite par le Siaap sur les secteurs aval a permis de faire le point sur les rejets en temps de pluie, les déversoirs d’orage et les solutions envisagées à l’horizon 2027-2040 pour tendre vers une qualité de l’eau compatible avec des baignades pérennes.
Le préfet de région a tenu à remercier l’ensemble des acteurs pour leur mobilisation collective, rappelant que le succès des sites de baignade en 2025 est le fruit d’une coordination étroite entre l’État, les collectivités territoriales et leurs partenaires techniques. Au-delà de l’aspect récréatif, le Plan Baignade constitue un levier majeur de reconquête écologique de la Seine et de la Marne, renforçant la qualité de vie des Franciliens et promouvant un usage durable de leurs cours d’eau.
Préfecture : la dynamique du Plan Baignade
Par Renaud Morelli
Publié le 23 janvier 2026 à 15h23 – Temps de lecture : 4 minutes
