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Tourisme : un bilan 2025 contrasté

Par Gilbert Caron
Publié le 29 janvier 2026 à 09h45 – Temps de lecture : 4 minutes

L’année 2025 a été marquée par un parcours contrasté pour le tourisme dans le Grand Paris, alternant périodes de forte croissance et phases plus modérées. Le premier semestre a connu un essor significatif, avec une hausse de 14  % du nombre de visiteurs entre janvier et mai par rapport à 2023, portée principalement par la clientèle internationale. Cette progression est particulièrement nette sur les marchés long-courriers, notamment en provenance d’Amérique du Nord, du Moyen-Orient et de certains pays européens comme l’Allemagne et le Portugal. En revanche, les marchés de proximité tels que l’Espagne et le Royaume-Uni ont enregistré un léger recul.
La période estivale, de juillet à septembre, a représenté un palier intermédiaire avec une baisse de fréquentation de 2,2  % par rapport à 2023, traduisant un tassement temporaire de la demande touristique. La fin de l’année, d’octobre à décembre, a été marquée par une reprise, bien que cette croissance n’atteigne pas les niveaux du premier semestre. Sur l’ensemble de l’année, le Grand Paris devrait accueillir 37,3 millions de visiteurs, chiffre équivalent à celui de 2023.
Les vacances de fin d’année présentent un bilan nuancé mais globalement positif. Jusqu’au 30 décembre, la fréquentation touristique en nuitées a légèrement diminué (-5  %). Cependant, la nuit du 31 décembre a atteint un taux d’occupation hôtelière de 100  %, confirmant l’attractivité du Grand Paris pour les célébrations de fin d’année. L’ensemble de la période se solde par une croissance globale de 1,5  % pour l’hôtellerie traditionnelle. En revanche, le nombre de réservations sur les meublés touristiques a connu un recul significatif de 13,2  % sur le Grand Paris, avec des variations similaires selon les territoires : Paris intra-muros (-12,9  %), Hauts-de-Seine (-13,3  %), Seine-Saint-Denis (-14,4  %) et Val-de-Marne (-13,9  %). Il convient de rappeler que l’année 2024 avait bénéficié de l’effet Jeux olympiques sur la fin de l’année, ce qui explique en partie ces écarts.
Pour le début de l’année 2026, les indicateurs hôteliers sont orientés à la hausse. L’occupation devrait progresser de 5,1  % en février et de 2,1  % en mars, soutenue par un calendrier événementiel dense comprenant le Tournoi des VI Nations, plusieurs congrès médicaux et professionnels majeurs, ainsi que les vacances du Nouvel An chinois (15-23 février) et la Saint-Valentin, tombant un samedi cette année. En revanche, la dynamique ne se reflète pas pour les meublés touristiques, avec un carnet de réservations en retrait de 6,8  % en février et une faible progression de 0,3  % en mars. D’un point de vue des arrivées aériennes, un léger repli est constaté : -2,2  % pour février, -1,5  % pour mars et -5,8  % pour avril. Les marchés européens du Sud sont particulièrement touchés, avec un recul marqué pour le Portugal (-42,8  %) et l’Espagne (-11,8  %), ainsi que pour la Corée du Sud (-19,1  %). À l’inverse, certains marchés montrent une progression notable, notamment le Mexique (+22,4  %) et les pays d’Europe du Nord (+59  % pour le Danemark et +56,4  % pour la Norvège).
La forte dépendance à certains marchés long-courriers souligne la nécessité de diversifier les origines des visiteurs afin de réduire la vulnérabilité face aux fluctuations internationales. Parallèlement, la baisse de fréquentation sur les meublés touristiques et certains marchés européens invite à repenser les stratégies de commercialisation et de promotion, en combinant campagnes ciblées, partenariats avec les acteurs locaux et optimisation de l’offre digitale.