Dans un communiqué diffusé le 20 janvier, la Ville de Paris a tenu à rappeler plusieurs faits concernant sa situation budgétaire et financière. La municipalité souligne que ses comptes sont publics et ont été présentés et détaillés lors du Conseil de Paris des 16, 17, 18 et 19 décembre derniers. Ces comptes sont régulièrement vérifiés et n’ont jamais été remis en cause, ni par l’État, ni par les juridictions financières.
Pour l’année 2025, la durée de désendettement de la Ville s’établit à 12 ans et demi, respectant ainsi les seuils prudentiels. Les agences de notation indépendantes auditionnant la Ville ont confirmé que cet endettement est soutenable et que les fondamentaux budgétaires de Paris restent solides. L’épargne brute de la Ville a fortement progressé, passant de 266,9 millions d’euros en 2024 à près de 750 millions d’euros en 2025, un niveau comparable à celui de 2023. Le fonds de roulement de la Ville est également positif, à hauteur de 135 millions d’euros, tandis que les dépenses de gestion ont légèrement reculé de 0,7 %. La capacité d’autofinancement atteint un niveau élevé de 78,6 %.
Concernant la fiscalité locale, le taux de taxe foncière de Paris en 2025 s’établit à 20,50 %. Ce taux reste deux fois inférieur à la moyenne nationale (39,74 %) et largement inférieur à celle des 42 villes françaises de plus de 100 000 habitants (34,87 %). Avec Boulogne-Billancourt (15,09 %), Paris figure parmi les villes les moins imposées en matière de taxe foncière. À titre de comparaison, ce taux est doublé à Nice (41,70 %) et plus que doublé à Toulouse (48,55 %), Orléans (54,08 %), Le Havre (54,36 %) ou Angers (56,42 %).
« Contrairement à l’État, la Ville de Paris a adopté en décembre 2025 son budget pour l’année 2026, voté par l’ensemble de la majorité municipale. Aujourd’hui, le résultat prévisionnel de 2025 montre que les efforts de gestion mis en œuvre par la Ville ont été efficaces, permettant de dégager un excédent supérieur à ce qui était prévu. Nos prévisions pour 2026 et les hypothèses sur lesquelles nous avons construit notre budget primitif 2026 s’en trouvent confortées », déclare Paul Simondon, adjoint à la Maire en charge des finances.
Il ajoute que la seule incertitude pesant actuellement sur les finances de la Ville reste la situation budgétaire de l’État, notamment les ponctions éventuelles sur les recettes parisiennes pour équilibrer les comptes nationaux. « Nos comptes sont certifiés sous l’égide de la Cour des comptes, et les documents budgétaires validés par les services de l’État contiennent toutes les réponses aux mensonges colportés par l’opposition, à commencer par Rachida Dati », conclut-il.

