Le Gouvernement a présenté le 29 janvier à Bordeaux la Stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030, un plan ambitieux visant à renforcer la protection des Français face aux cybermenaces. Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a souligné que l’objectif n’était pas seulement stratégique, mais qu’il touche directement la vie quotidienne : protéger les données personnelles, sécuriser les services en ligne et garantir le bon fonctionnement des infrastructures essentielles.
À l’heure où les attaques informatiques se multiplient et ciblent autant les entreprises que les particuliers, cette stratégie traduit la volonté de la France de devenir une puissance cyber capable de défendre ses citoyens, ses institutions et son économie. Elle s’inscrit dans une continuité de long terme, initiée dès 2018 avec la Revue stratégique de cyberdéfense et renforcée par la Revue nationale stratégique de 2025, qui a placé la cyber-résilience au cœur de la sécurité nationale.
Cinq grands axes structurent la stratégie et ont des impacts directs sur la vie des Français. Le premier vise à développer le vivier de talents en cybersécurité : cela se traduit par des formations dès l’école, des parcours professionnels diversifiés et des initiatives pour que chaque citoyen puisse comprendre les bonnes pratiques numériques. Concrètement, cela signifie que les outils que nous utilisons au quotidien, des téléservices publics aux applications bancaires, bénéficieront d’une sécurité accrue.
Le deuxième axe porte sur la résilience de la Nation : préparation aux crises cyber, protection renforcée des systèmes et facilitation des parcours vers une meilleure sécurité numérique. Pour le citoyen, cela se traduit par une réduction des risques de piratage de comptes bancaires, de vols de données personnelles ou de perturbations dans les services publics.
Le troisième pilier concerne la lutte contre l’expansion des cybermenaces. Le Gouvernement mobilisera les entreprises et les acteurs privés pour détecter et neutraliser les attaques. Pour le consommateur, cela signifie une meilleure sécurité des services en ligne, des plateformes de commerce électronique et des infrastructures critiques comme l’électricité ou les transports.
Le quatrième axe s’intéresse à la maîtrise des fondements numériques. Investir dans des technologies sécurisées et limiter la dépendance à certaines solutions étrangères permettra aux utilisateurs de naviguer et de communiquer en ligne avec davantage de confiance. Les produits et services numériques utilisés au quotidien – logiciels, applications ou objets connectés – bénéficieront de normes plus strictes de cybersécurité.
Enfin, le cinquième pilier vise à soutenir la sécurité du cyberespace en Europe et à l’international. Une France active dans les instances internationales contribue à garantir la stabilité du cyberespace, ce qui protège indirectement les citoyens et les entreprises françaises contre des attaques coordonnées ou des risques liés à la circulation mondiale des données.
Roland Lescure, ministre de l’Économie, souligne que cette stratégie soutient aussi l’innovation des entreprises tout en renforçant leur résilience, ce qui profite directement aux consommateurs en matière de services sécurisés et fiables. Anne Le Hénanff insiste sur le fait que la cybersécurité doit devenir un réflexe collectif : chaque citoyen est désormais acteur de sa protection numérique.

