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Rambouillet : le Cinéparadis se dessine

Par Assia Bedja
Publié le 25 février 2026 à 12h45 – Temps de lecture : 4 minutes

Au centre de Rambouillet, la silhouette du futur Cinéparadis s’impose désormais dans le paysage urbain. Huit mois après le lancement du chantier, engagé fin mars 2025, le projet franchit une étape structurante avec l’achèvement progressif du gros œuvre. La charpente métallique est en cours de finalisation et la coque du bâtiment est désormais achevée, dessinant les contours définitifs de ce nouvel équipement culturel appelé à remplacer l’ancien Vox.
Le projet représente un investissement global de 7 millions d’euros, dont 1 million financé par la Ville. À terme, le Cinéparadis comptera cinq salles de projection et devrait ouvrir ses portes à la fin du premier semestre 2026. À l’intérieur, accessible par la rue d’Angivillers, le bâtiment s’apparente à une ruche où se croisent les différents corps de métiers mobilisés. Tous appartiennent à la sphère locale, précise Judith Reynaud, propriétaire et porteuse du projet.
À la tête d’une société familiale gérant un groupement de cinémas indépendants, dont « Les enfants du Paradis » à Chartres, Judith Reynaud a repris en 2023 le projet de cinéma en centre-ville. Elle entend conserver la vocation d’art et d’essai du lieu, avec une programmation ouverte à tous les publics : productions grand public, films plus confidentiels et propositions destinées à la jeunesse coexisteront à l’affiche.
Chaque semaine, elle parcourt les trois niveaux du bâtiment avec l’équipe de chantier – conducteur de travaux, architecte, électricien, chauffagiste – pour suivre l’avancée des opérations. Depuis le rez-de-jardin, où prendra place une salle d’animation ouverte sur une cour, jusqu’au dernier niveau réservé aux installations techniques de ventilation, chaque espace est inspecté. Les accès destinés aux personnes à mobilité réduite font également l’objet d’une attention particulière.
Malgré les contraintes inhérentes à un chantier en espace restreint et quelques aléas techniques – notamment la pose d’un cuvelage pour prévenir les remontées d’eau –, l’avancement reste soutenu. Les cinq salles de projection sont désormais bien définies et réparties sur les différents niveaux du bâtiment. Les choix esthétiques et fonctionnels ont été arrêtés.
La salle 3, située au rez de cour à proximité de la salle d’animation, comptera 90 fauteuils de couleur prune. Au rez-de-chaussée, la salle 4 offrira 70 sièges noirs et jouxtera la salle 5, plus intimiste, dotée de 48 fauteuils bleus et de tablettes individuelles, justifiant son positionnement premium. Au premier étage, la salle 1 – la plus vaste avec 155 places – adoptera également des tons bleus, tandis que la salle 2, équipée de 141 sièges, sera habillée de rouge. Au total, la capacité dépassera les 500 places.
Le choix s’est porté sur des fauteuils club fixes plutôt que sur des sièges rabattables. Ces derniers, moins coûteux et moins encombrants, n’offraient pas le niveau de confort souhaité. L’exigence qualitative s’inscrit dans la volonté de proposer une expérience différenciante, en cohérence avec l’identité indépendante du cinéma.
Une fois la charpente achevée, le chantier entrera dans une nouvelle phase dès le début de l’année : celle de l’aménagement intérieur. Isolation, cloisons, planchers et plafonds seront mis en place, avant l’installation des équipements techniques. Électricité, ventilation et climatisation, systèmes de projection et sonorisation viendront structurer les salles. Les gradins en bois seront installés, les écrans posés, les revêtements de sol finalisés. Les espaces annexes – billetterie, sanitaires, halls d’entrée – feront également l’objet d’un traitement spécifique.
Le béton texturisé retenu respecte les recommandations de l’architecte des bâtiments de France, garantissant l’intégration du projet dans son environnement patrimonial.
Dans l’attente de cette ouverture, la Ville maintient une offre transitoire à La Lanterne. Mise en place en 2023, elle se poursuivra jusqu’à l’inauguration du Cinéparadis.