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Île de loisirs du Port-aux-Cerises : réouverture envisagée

Par Renaud Morelli
Publié le 9 mars 2026 à 19h23 – Temps de lecture : 4 minutes

Le 4 mars 2026 constitue une étape majeure pour l’avenir de l’espace aquatique de l’île de loisirs du Port-aux-Cerises, située sur le territoire des communes de Draveil et Vigneux-sur-Seine. Lors de l’examen du budget 2026 de la base de loisirs, la Région Île-de-France et le Département de l’Essonne ont exprimé leur intention de se prononcer en faveur de la réouverture de cet équipement, fermé depuis plusieurs années. Cette décision répond à une forte demande des habitants et des familles, attachés à cet espace de baignade et d’apprentissage de la natation, et s’inscrit dans une politique plus large de valorisation et de maintien des grands équipements de loisirs franciliens.
La gestion du site est assurée par le Syndicat mixte d’Études, d’Aménagement et de Gestion (Smeag) de l’île de loisirs du Port-aux-Cerises, qui examine actuellement son budget primitif 2026.
Avant sa fermeture, l’espace aquatique attirait près de 150 000 visiteurs chaque été, ce qui en faisait un site très fréquenté et reconnu. Il constituait non seulement un lieu de baignade mais jouait également un rôle clé dans l’apprentissage de la natation, la prévention des noyades et l’accès à des activités aquatiques pour des publics disposant de peu d’alternatives. Le soutien exprimé par la Région et le Département vise donc à rendre aux habitants un service apprécié et attendu.
La fermeture, intervenue en 2023, résultait d’une combinaison de difficultés. Un incendie d’origine criminelle avait gravement affecté le site, s’ajoutant à une situation financière fragilisée depuis 2020 par la crise sanitaire, les fermetures répétées et la baisse de fréquentation. À cela s’ajoutaient des contraintes techniques et opérationnelles cumulées, rendant la poursuite de l’exploitation difficile. La décision de fermer apparaissait alors comme une réponse nécessaire.
Dans ce contexte, le signal envoyé par la Région et le Département de l’Essonne se veut rassurant. Ils réaffirment l’importance de l’île de loisirs comme équipement majeur à préserver et à rendre accessible, notamment pour les habitants du département. Depuis 2018, le Département a investi plus de 5,6 millions d’euros pour garantir la continuité de service, avec une participation annuelle oscillant entre 750 000 et 900 000 euros. La Région Île-de-France a, de son côté, voté une subvention de près de 570 000 euros pour financer la rénovation complète de la piscine, visant à mettre l’équipement aux normes et à garantir la sécurité et le confort des usagers.
Pour autant, la réouverture ne sera ni immédiate ni automatique. Elle dépend de vérifications techniques approfondies sur les infrastructures, les bassins, les installations électriques, les dispositifs de sécurité et les équipements annexes. Ces diagnostics doivent identifier les travaux nécessaires et les éventuelles mises aux normes pour assurer la sécurité des usagers et la pérennité du site.
Le syndicat gestionnaire doit également revoir les modalités d’exploitation, le modèle économique, l’accueil du public et la gestion des ressources humaines, tout en anticipant la saisonnalité de la fréquentation et l’entretien des installations. Des investissements complémentaires pourront être nécessaires pour sécuriser l’accès, moderniser certaines infrastructures et adapter le site aux attentes actuelles des usagers en termes de qualité et de confort.
Le Département et la Région demandent explicitement au directeur du syndicat de réunir rapidement toutes les conditions techniques, juridiques et financières pour permettre une réouverture sécurisée et durable. L’objectif est de garantir une exploitation stable, sûre et économiquement viable, tout en offrant un service de qualité aux Franciliens et plus particulièrement aux Essonniens.
Au-delà de ces aspects techniques, les collectivités insistent sur la dimension politique du dossier. Elles dénoncent les tentatives de récupération médiatique ou politique et souhaitent recentrer le débat sur l’intérêt général, en mettant l’accent sur la qualité de vie des habitants et l’accès aux loisirs pour tous.