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Département : retour sur le concours d’éloquence

Par Assia Bedja
Publié le 4 avril 2026 à 08h56 – Temps de lecture : 5 minutes

Le 18 mars dernier s’est tenu un moment clé de la troisième édition du concours d’éloquence inter-collèges organisé par le Département du Val-de-Marne : les demi-finales qui ont réuni les meilleurs orateurs issus de vingt établissements du territoire. Porté en partenariat avec l’association Eloquentia et placé sous le thème « Les super-héros des temps modernes », cet événement a permis à des élèves de quatrième et de Segpa de déployer leur talent d’éloquence devant un public attentif, dans une atmosphère empreinte de bienveillance et de respect mutuel. Alors que la grande finale se profile le 8 avril prochain, ce rendez-vous de mi-parcours a déjà révélé une nouvelle génération d’apprentis débatteurs passionnés et déterminés.
Ce concours s’ancre pleinement dans la stratégie éducative impulsée par le Département, qui place l’éducation et la jeunesse au rang de ses priorités absolues. L’objectif est clair : offrir aux collégiens val-de-marnais un entraînement structuré à l’expression orale et à l’argumentation, deux compétences essentielles dans un monde où la parole publique gagne en importance. Encadrés par des professionnels de l’éloquence, les participants ont non seulement affûté leurs discours, mais aussi intériorisé des valeurs fondamentales comme la persévérance, l’écoute de l’autre et le plaisir du débat contradictoire. À travers ces joutes verbales, le Département ambitionne de forger chez les jeunes un goût du travail bien fait et une confiance en soi qui les propulseront vers la réussite scolaire et citoyenne.
Pour cette édition 2026, vingt collèges avaient franchi les phases qualificatives, et les demi-finales ont mis aux prises cinq duels particulièrement disputés. Saint-Exupéry d’Ormesson-sur-Marne s’est mesuré à Aimé-Césaire de Villejuif, tandis que Nicolas-de-Staël de Maisons-Alfort affrontait Albert-Schweitzer. De leur côté, Elsa-Triolet de Champigny-sur-Marne a croisé le fer avec Gisèle-Halimi d’Ivry-sur-Seine, Jules-Ferry de Villeneuve-le-Roi avec Dulcie-September d’Arcueil, et Dorval d’Orly avec Assia-Djebar également d’Ivry-sur-Seine. Chacun de ces affrontements a donné lieu à des prestations remarquables, où les élèves ont su défendre avec brio le thème des super-héros contemporains, explorant sans doute les figures du quotidien – soignants, pompiers, enseignants ou militants écologiques – comme nouveaux modèles héroïques.
À l’issue de ces rencontres intenses, cinq collèges ont décroché leur billet pour la grande finale prévue le 8 avril. Bien que les noms des heureux élus n’aient pas été précisés dans l’immédiat, cette qualification récompense des semaines d’entraînement rigoureux et illustre la vitalité du projet à l’échelle du territoire. Ces demi-finales, qui se sont déroulées à Créteil le 19 mars selon le communiqué départemental, ont également mis en lumière la dimension inclusive du concours, accessible aux élèves de Segpa et ouvert à une diversité d’établissements, qu’ils soient situés en cœur de ville ou en quartiers prioritaires.
Cet événement s’inscrit dans un contexte plus large d’engagements départementaux en faveur de la jeunesse. Sur les trois dernières années, le Val-de-Marne a investi 256,2 millions d’euros dans la modernisation et la construction de collèges, avec des réalisations emblématiques comme Louis-Issaurat à Créteil, Assia-Djebar à Ivry-sur-Seine, Paul-Eluard à Bonneuil-sur-Marne, Henri-Barbusse à Alfortville ou Christiane-Desroches-Noblecourt à Villeneuve-le-Roi. Ces infrastructures neuves ou rénovées garantissent des conditions d’apprentissage optimales : bâtiments sûrs, accessibles au handicap, équipés pour répondre aux défis environnementaux et pédagogiques actuels. Parallèlement, le Département soutient une ribambelle d’actions éducatives, culturelles et citoyennes, en partenariat étroit avec les équipes enseignantes, pour stimuler l’esprit critique, la coopération et l’engagement des élèves.
La stratégie numérique n’est pas en reste. Grâce au dispositif Ordival, les collèges bénéficient d’un équipement de pointe en ordinateurs, vidéoprojecteurs, connexions très haut débit et Wi-Fi dans les salles de classe. L’Espace numérique de Travail (ENT) assure quant à lui une continuité pédagogique fluide entre l’école et le domicile, démocratisant l’accès aux ressources numériques et favorisant une réussite équitable. Ces investissements matériels et humains tracent la voie d’une politique éducative ambitieuse, où le concours d’éloquence apparaît comme un levier précieux pour développer chez les jeunes non seulement des compétences techniques, mais aussi une aisance relationnelle et une culture du débat démocratique.
À quelques jours de la finale du 8 avril, l’engouement autour de cette troisième édition ne faiblit pas. Les collégiens qualifiés se préparent désormais à un ultime défi, où leur voix portera peut-être les accents d’un super-héros des temps modernes : celui qui, par la force de ses mots, sait convaincre, fédérer et inspirer. Ce concours rappelle avec force que l’éloquence reste une arme pacifique et puissante, capable de transformer les idées en actes et les élèves en citoyens éclairés. Rendez-vous est pris pour la grande confrontation, qui promet des discours vibrants et une célébration collective de la parole bien trempée.