Robin Prétot, maire d’Istres, a inauguré ce mercredi 9 septembre un jardin du souvenir dédié aux animaux de compagnie. Aménagé au bout du chemin qui longe l’arrière du cimetière des Maurettes, ce lieu de 360 mètres carrés est le premier du genre dans la commune. Sous des chênes centenaires, il offre désormais aux habitants un espace calme pour honorer la mémoire de leurs compagnons disparus. Concrètement, la Ville répond ainsi à une attente longtemps restée sans réponse.
Au cœur de l’aménagement, un meuble en bois vitré rassemble une trentaine de casiers. Les services techniques municipaux l’ont entièrement conçu et réalisé. Chaque propriétaire peut y déposer les cendres de son animal ou un objet lui ayant appartenu, puis venir s’y recueillir à sa convenance. En effet, la disparition d’un chien, d’un chat ou d’un autre animal familier laisse souvent un vide bien réel. Le deuil animalier reste d’ailleurs peu reconnu, alors qu’il touche de nombreuses familles chaque année. Or peu de lieux permettaient jusqu’ici de le traverser dignement.
La location d’un casier revient à 180 euros pour cinq ans, une durée renouvelable. Pour les familles qui le préfèrent, une option gratuite permet de disperser les cendres sur un espace dédié, aménagé juste à côté. Par ailleurs, le site ouvre selon des horaires précis, de 9 heures à 18 heures du 1er avril au 30 octobre, puis de 9 heures à 17 heures du 1er novembre au 31 mars. Un numéro de téléphone et une adresse électronique dédiée accompagnent désormais les démarches, et les personnes intéressées peuvent réserver un casier en amont.
Clara Vitale, conseillère municipale chargée de la protection animale, a dit son émotion lors de l’inauguration. Elle a confié avoir elle-même perdu plusieurs animaux et connaître cette douleur particulière. Selon elle, ce jardin apportera un peu de réconfort à celles et ceux qui traversent la même épreuve. Ce témoignage illustre une évolution plus large, celle d’une place grandissante des animaux au sein des foyers.
L’inauguration s’inscrit d’ailleurs dans une politique municipale plus ambitieuse. La commune entend mieux accueillir les animaux de compagnie, mieux les protéger et sensibiliser au respect du vivant. Cette démarche traduit une attention nouvelle portée au bien-être animal, longtemps resté secondaire dans l’espace public. Pour la traduire en actes, le maire a présenté plusieurs arrêtés complémentaires. Chacun vise un aspect concret du quotidien des propriétaires et de leurs bêtes.
Ainsi, deux sites permettront bientôt aux chiens d’évoluer sans laisse, sous la responsabilité de leurs maîtres. Le parc de l’Olivier, d’un hectare, et la plage de Monteau, longue de 500 mètres, accueilleront cette liberté nouvelle. La plage deviendra du même coup la première zone pet-friendly de la ville. De tels espaces répondent à un besoin d’exercice essentiel pour l’équilibre des animaux.
De plus, la Ville prévoit la création de caniparcs. Un grand espace clos de 1 500 mètres carrés verra le jour au futur parc de Boisgelin, tandis qu’un second aménagement est programmé à Entressen. Ces enclos sécurisés offrent aux chiens un lieu de jeu et de socialisation. Dans le même temps, ils préservent la tranquillité des promeneurs et des autres usagers.
Enfin, un arrêté interdit désormais de laisser un chien seul dans un véhicule lorsque la température dépasse 20 degrés. Cette mesure vise à prévenir des drames trop fréquents l’été. En effet, l’habitacle d’une voiture se transforme vite en fournaise, même vitres entrouvertes, et met la vie de l’animal en danger en quelques minutes. Dans le même esprit, les travaux du refuge animalier arrivent à leur terme. Une fois rénové, il pourra mieux accueillir les animaux abandonnés et faciliter leur adoption. La commune organisera par ailleurs un FestiWaf, festival dédié aux animaux de compagnie.
Au bout du compte, ces annonces dessinent une approche cohérente à l’échelle de la commune. Du deuil au quotidien, en passant par les loisirs et la sécurité, la place de l’animal se trouve reconnue et mieux organisée. Pour les habitants d’Istres, souvent très attachés à leurs compagnons, ce cadre nouveau change concrètement la vie de tous les jours.
Crédit photo : Ville d’Istres

