Le festival du court métrage de Nice bat son plein cette semaine. Depuis le vendredi 2 octobre, « Un Festival C’est Trop Court ! » fête sa 26e édition. Ainsi, jusqu’au vendredi 9 octobre, les cinéphiles découvrent des films venus de toute l’Europe. Cette année, un invité d’honneur occupe le devant de la scène : le cinéaste Tony Gatlif.
Le festival a ouvert ses portes en plein air, au 109, route de Turin. Ce soir-là, le public a rencontré les invités d’honneur, Tony Gatlif et la compositrice Delphine Mantoulet. Elle fait partie des proches collaborateurs artistiques du réalisateur. Ainsi, l’hommage célèbre un duo de créateurs, plutôt qu’un seul artiste.
Autour de ce duo, le programme propose plusieurs rendez-vous. D’abord, une masterclass au cinéma Belmondo explore l’univers de Tony Gatlif, décrit comme un voyageur en transe. Ensuite, le public retrouve des longs métrages du cinéaste, comme Gadjo Dilo, Latcho Drom ou Exils. Par ailleurs, une rencontre sur la musique à l’image met en lumière le travail de Delphine Mantoulet.
La Cinémathèque de Nice s’associe à cette rétrospective. D’ailleurs, elle fête ses 50 ans en 2026. Cette collaboration s’inscrit donc dans un anniversaire important pour l’institution.
Par ailleurs, le festival place la migration au cœur de sa réflexion cette année. L’affiche reprend d’ailleurs ce thème, en mettant en abyme l’image de la migration. En parallèle, le festival s’associe à « Migrations en Méditerranée ». Cet événement s’est tenu du 1er au 3 octobre à l’Entre-Pont, au 109. L’unité de recherche URMIS de l’Université Côte d’Azur le porte. Ainsi, samedi 3 octobre, plusieurs films documentaires et de fiction y prolongeaient cette réflexion.
Les films en compétition forment le cœur du festival. Au total, 87 œuvres visent les prix des jurys. De plus, les organisateurs ont reçu 1 412 films cette année. Quatre compétitions structurent donc la sélection : européenne, expérience, courts d’ici et animation. La section Courts d’ici met en avant onze films d’artistes de la région Sud et de Corse. De son côté, la compétition animation réunit 23 films étudiants, du dessin à la 3D.
Le festival ne se limite pas aux projections. Dès l’ouverture, le Frigo 16 accueillait un concert Raï’N’B avec le DJ Arezki et cinq autres artistes. Parmi eux, Rita L’Oujdia compose, écrit et réalise ses morceaux seule. De plus, La Dakka Marrakchia apporte les percussions et les chants traditionnels de la région de Marrakech.
Mercredi 7 octobre, le cinéma Rialto accueille aussi une avant-première. Il s’agit de Mauvaise Étoile, de Lola Cambourieu et Yann Berlier. Ce film a ouvert la sélection de l’ACID au Festival de Cannes. Le festival le présente en partenariat avec Les Écrans du Sud.
Enfin, le festival se termine vendredi 9 octobre par une battle de danse au 109. Elle se déroule avec DeadHomies, une figure de la danse hip-hop. Les participants s’affrontent en duos, tous styles confondus. Pour sa deuxième édition, l’événement met en avant les cultures urbaines. L’entrée reste gratuite sur réservation.
L’association Héliotrope a créé le festival en 2000. Depuis, il représente un rendez-vous majeur du court métrage en France. Pendant plus de vingt-cinq ans, il a attiré à Nice des cinéastes, des professionnels et des cinéphiles. Il fait aussi partie de l’Automne de l’Image, une saison culturelle dédiée à l’image. Cette saison court du 19 septembre au 29 novembre.
Il reste donc quelques jours pour profiter de cette programmation variée. Entre hommage, découvertes européennes et soirées festives, le festival confirme sa place dans la vie culturelle niçoise.

