1. Home
  2. Nos départements
  3. Athis-Mons : gestion publique de l’eau

Athis-Mons : gestion publique de l’eau

Par Marc Blanc
Publié le 31 janvier 2026 à 09h03 – Temps de lecture : 4 minutes

Depuis le 1er janvier 2026, l’eau potable à Athis-Mons est désormais gérée dans un cadre public, au sein du Territoire Grand-Orly Seine Bièvre, via la régie publique Eau Seine & Bièvre. Ce changement marque une étape importante dans l’organisation d’un service essentiel du quotidien. Il répond à plusieurs objectifs : renforcer la transparence et la proximité du pilotage, mieux maîtriser les investissements et l’entretien du réseau, et garantir une gestion durable d’une ressource précieuse.
Il est utile de rappeler la distinction entre deux services souvent confondus : l’eau potable et l’assainissement. L’eau potable correspond à l’eau qui arrive directement dans les foyers via les robinets. Son organisation et sa distribution relèvent désormais de la régie publique. L’assainissement, en revanche, concerne la collecte et le traitement des eaux usées et reste géré par l’intercommunalité. La modification en cours concerne donc uniquement la distribution de l’eau potable, un service dont la qualité et la sécurité sanitaire restent prioritaires.
Jusqu’à présent, Athis-Mons faisait partie du Sedif, un syndicat intercommunal qui confiait la gestion de l’eau potable à un opérateur privé, Veolia, dans le cadre d’une délégation. Depuis le début de l’année 2026, cette gestion a été internalisée dans une régie publique. Cette décision permet désormais un pilotage direct et transparent du service par des instances publiques, offrant aux collectivités locales la possibilité de définir et de prioriser les actions. L’entretien du réseau, la qualité de service et les investissements sont ainsi planifiés sur le long terme, avec pour objectif de préserver la ressource et de garantir sa disponibilité dans le temps.
À l’échelle du Territoire Grand-Orly Seine Bièvre, 16 communes sur 24 ont fait le choix d’une gestion en régie publique. Cela témoigne d’une volonté collective de mieux maîtriser ce service stratégique, en rapprochant les décisions du territoire et en s’assurant que la gestion de l’eau soit transparente et compréhensible pour les habitants. Pour les usagers, la transition se fait sans rupture. L’eau continue d’arriver dans les foyers, le réseau existant reste utilisé et entretenu, et les interventions et dépannages sont assurés comme précédemment.
Le passage à une régie publique se traduit également par un impact concret sur la facture des habitants. En 2025, le prix du mètre cube d’eau a été réduit de 12 centimes, puis de 2 centimes supplémentaires en 2026, soit une baisse cumulée de 14 centimes par mètre cube entre 2024 et 2026. Cette diminution représente une économie annuelle de 15 à 20 euros pour une consommation moyenne d’un foyer. À titre de comparaison, en restant au Sedif avec une délégation privée, le prix de l’eau aurait pu augmenter de 3 à 4 centimes par mètre cube sur la même période. Au-delà de l’effet sur le coût, cette réduction illustre la capacité d’une gestion publique à mieux maîtriser les finances et à redistribuer les économies aux usagers.
Le choix de la régie repose sur un principe simple : l’eau est un bien commun. Son organisation doit donc être décidée et suivie dans un cadre public, au plus près des citoyens. Cette approche favorise la transparence, permet d’expliquer les décisions prises et assure que les priorités locales, qu’il s’agisse de la qualité, de l’entretien ou des investissements dans le réseau, soient respectées.