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Blocus des lycées dans les Alpes-Maritimes : 28 établissements fermés lundi

Par Sacha Caron
Publié le 5 octobre 2026 à 09h27 – Temps de lecture : 4 minutes

Le blocus des lycées ne faiblit pas dans les Alpes-Maritimes. Ce lundi 5 octobre, la préfecture ferme 28 lycées du département. Cette décision s’inscrit dans un contexte de fortes tensions, notamment à Nice. Elle intervient une semaine après le début du mouvement.

Le mouvement a démarré le lundi 28 septembre. Ce jour-là, dix lycées ont connu des perturbations, avec dix interpellations à la clé. Puis la mobilisation a pris de l’ampleur dès le lendemain. Ainsi, elle a touché 18 établissements dans six communes du département. Mardi, les forces de l’ordre ont interpellé une cinquantaine de personnes. Ces interpellations ont débouché sur 34 gardes à vue. Quinze personnes ont par ailleurs subi des blessures légères, dont huit lycéens et sept policiers.

Les tensions se sont ensuite concentrées autour de plusieurs lycées niçois. Mercredi 30 septembre, des jets de pierres et des tirs de mortiers ont marqué la journée. Les médias locaux ont aussi signalé des gaz lacrymogènes, notamment à Magnan et au Parc Impérial. Jeudi 1er octobre, la préfecture annonçait 70 interpellations dans le département en début d’après-midi. Ce même jour, des blocages ou des perturbations ont touché des lycées de Nice, Cannes, Antibes, Grasse et Cagnes-sur-Mer. La mobilisation a également gagné Menton.

Les faits reprochés aux personnes interpellées varient. Dès le 28 septembre, la préfecture évoquait des jets de projectiles et des tirs de mortier. Elle citait aussi un incendie volontaire, des violences en réunion et des dégradations. Par la suite, les forces de l’ordre ont également interpellé des personnes pour port d’arme, notamment des couteaux.

Face à ces incidents, plusieurs lycées ont fermé leurs portes en fin de semaine. Vendredi 2 octobre, 24 établissements ont ainsi suspendu leurs cours dans un contexte de fortes tensions. Ce lundi, la préfecture porte ce nombre à 28 lycées.

À Nice, la ville réagit également. Elle met en place une cellule de coordination entre différents services municipaux. Son objectif : éviter les dégradations et les violences. Autrement dit, plusieurs services travaillent désormais ensemble autour de ce dossier. Un blocus devait d’ailleurs avoir lieu ce lundi au lycée Masséna.

Sur le fond, les élèves réclament davantage de moyens. Ils dénoncent aussi des absences de professeurs. D’ailleurs, ce constat dépasse largement le cadre local. En effet, le mouvement s’étend dans toute la France.

À l’échelle nationale, la mobilisation se poursuit aussi. Le mouvement a commencé en Île-de-France avant de gagner l’Isère, la Seine-et-Marne ou le Nord. Dès le 28 septembre, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, annonçait 164 interpellations au niveau national. Ce lundi, 589 établissements connaissent des cours perturbés. De plus, la contestation gagne les universités, avec une quarantaine de sites concernés. Parallèlement, des heurts et des violences éclatent devant plusieurs lycées.

Les syndicats lycéens ne comptent pas s’arrêter là. Peu convaincus par les annonces du gouvernement, ils organisent une troisième grande journée de mobilisation ce mardi 6 octobre. Fermetures d’établissements, blocages et manifestations devraient donc rythmer cette journée.

Pour les familles, cette situation complique le quotidien. En effet, le nombre de lycées fermés évolue vite : il passe de 24 vendredi à 28 lundi. Les parents ont donc intérêt à vérifier chaque jour les consignes de l’établissement de leur enfant.

Après une première semaine marquée par des incidents répétés, le département aborde une nouvelle étape. Les prochains jours diront si le mouvement s’essouffle ou s’il gagne de nouveaux établissements. Pour l’instant, la situation reste tendue dans plusieurs lycées. Toutefois, la préfecture et la ville de Nice restent mobilisées pour limiter les débordements.