Le deuxième week-end d’octobre, le cœur historique de Carrières-sur-Seine se mue en galerie à ciel ouvert. Samedi 10 et dimanche 11 octobre, de 14h à 19h, l’association Au fil de l’art déroule son parcours artistique annuel dans les ruelles du vieux village. Seize artistes et artisans d’art ouvriront leurs ateliers et investiront le Lavoir, l’espace d’exposition municipal, pour y présenter peintures, sculptures, photographies et savoir-faire d’atelier. Pensée comme une véritable promenade à travers la ville, la manifestation mêle rencontres avec les créateurs, démonstrations en direct, jeux et concours ouverts à tous les âges. L’entrée est libre et le circuit, balisé, se parcourt à son rythme, d’un atelier à l’autre, au gré des portes ouvertes.
D’une halte à l’autre, le public passe de la toile à la terre, du bois au métal ou au papier, selon les disciplines représentées cette année. L’idée, défendue de longue date par l’association, est moins d’exposer des œuvres derrière une vitre que de faire entrer les visiteurs dans les coulisses de la création, là où l’artiste travaille. Les enfants ne sont pas oubliés : des jeux et des défis disséminés sur le parcours transforment la visite en petite chasse au trésor à travers les rues. Depuis plusieurs années, ce rendez-vous du début d’automne est ainsi devenu l’un des moments où le vieux Carrières, avec ses venelles et ses maisons anciennes, se raconte autrement.
Point d’ancrage de la manifestation, le Lavoir ne refermera pas ses portes avec le week-end. Du lundi 12 au dimanche 18 octobre, il accueillera une exposition personnelle du peintre Michel Colombin, consacrée à ses huiles et à ses encres de Chine. De quoi prolonger d’une semaine la parenthèse artistique et permettre à ceux qui auront manqué le parcours de découvrir, dans un lieu patrimonial, un travail tout en nuances. Pour s’y rendre, la ville rappelle que la gare de Houilles – Carrières-sur-Seine, desservie par le RER A ainsi que par les lignes J et L du Transilien, place le secteur à quelques minutes du vieux village. Les visiteurs sont invités à privilégier les transports, le centre ancien se prêtant mal au stationnement.
Le dimanche 11 octobre, l’art laissera aussi place à l’effort. La Furieuse Carrillonne, dont c’est la onzième édition, s’élancera de nouveau dans les rues de la commune. Organisée par l’association Les Furieux du Bitume avec le soutien de la ville, la course a pris ces dernières années une tournure de trail urbain : au bitume classique se sont ajoutés le chemin de halage le long de la Seine, des escaliers et passages du centre historique, des sentiers et des portions plus nature. Plusieurs formats cohabitent, de la course des enfants aux boucles plus longues, en passant par une épreuve en duo associant un coureur adulte et un jeune accompagnant. Le tracé, qui longe les berges et traverse le bourg ancien, offre aux coureurs comme aux spectateurs un décor changeant, entre fleuve et vieilles pierres. Les inscriptions se prennent en ligne et, dans la limite des places, sur place le matin de l’épreuve.
Entre palettes et dossards, Carrières-sur-Seine signe un week-end à double visage, où la création dialogue avec le sport et où le patrimoine du vieux village sert de décor commun. Les familles y trouveront de quoi occuper les deux journées : flâner d’atelier en atelier l’après-midi, encourager les coureurs le dimanche matin, puis revenir au Lavoir dans la semaine. La municipalité et le tissu associatif présentent l’ensemble comme l’un des temps forts de l’automne carrillon, à vivre en famille ou entre voisins. Les horaires détaillés, le plan du parcours d’ateliers et les modalités d’inscription à la course sont disponibles auprès de la mairie et de ses services culturels et sportifs. L’exposition du Lavoir, elle aussi en accès libre, offrira une dernière occasion de prolonger le plaisir en semaine. Gratuit pour le parcours d’art, ouvert à tous pour la course, ce rendez-vous confirme la vitalité d’un vieux village qui aime, chaque automne, se mettre en scène.
Carrières-sur-Seine : art et course
Par Marie Aschehoug-Clauteaux
Publié le 5 octobre 2026 à 17h45 – Temps de lecture : 4 minutes
