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Ce qui change pour votre budget au 1er octobre 2026

Par Marie Aschehoug-Clauteaux
Publié le 22 septembre 2026 à 09h00 – Temps de lecture : 4 minutes

Comme chaque début de mois, plusieurs nouveautés entrent en vigueur au 1er octobre 2026. Service Public en a dressé l’inventaire ce mardi 22 septembre. Santé, logement, énergie, automobile ou démarches funéraires, ces changements touchent directement le quotidien et le portefeuille des Français. Certains alourdissent la facture, d’autres ouvrent de nouveaux droits.

Le changement le plus sensible concerne les frais de santé. Un décret du 11 septembre, publié au Journal officiel le lendemain, relève les plafonds annuels du reste à charge. Ainsi, le total des franchises médicales et des participations forfaitaires pourra atteindre 140 euros par an, contre 100 euros jusqu’ici. Le plafond des franchises passe de 50 à 70 euros. Pour rappel, elles s’élèvent à 1 euro par boîte de médicaments et par acte paramédical, et à 4 euros par transport sanitaire. La participation forfaitaire de 2 euros, prélevée sur chaque consultation ou analyse, voit elle aussi son plafond porté de 50 à 70 euros. Les mineurs, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire et les femmes enceintes à partir du sixième mois restent exonérés. À partir de 2028, ces plafonds suivront l’inflation.

Dans le même temps, une avancée attendue entre en application dès le 1er octobre. Les protections hygiéniques réutilisables achetées en pharmacie seront désormais remboursées. La mesure concerne toutes les assurées de moins de 26 ans, sans condition de ressources, ainsi que les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire quel que soit leur âge. Elle couvre les coupes et les culottes menstruelles, dans la limite de deux produits par an. L’Assurance maladie remboursera entre 55 et 65 % du prix pour les jeunes femmes, la mutuelle pouvant compléter, et la totalité pour les bénéficiaires de la C2S. Les produits devront par ailleurs figurer sur une liste officielle et répondre à des exigences de sécurité.

Côté logement, les nouvelles sont contrastées. D’un côté, les aides personnelles au logement augmentent de 1,15 %, au rythme de l’indice de référence des loyers du deuxième trimestre, sauf décision contraire du gouvernement. La hausse était de 1,04 % l’an dernier. La Caf et la MSA l’appliquent automatiquement, mais il reste prudent de vérifier son compte en ligne. D’un autre côté, le chauffage au gaz coûte plus cher. Le prix repère fixé par la Commission de régulation de l’énergie grimpe de 6,3 % et atteint 182,88 euros le mégawattheure. Cela représente environ 5,28 euros de plus en moyenne sur la facture d’octobre. Seules les offres indexées sur ce prix sont touchées, les contrats à prix fixe n’étant pas concernés. Sur l’année, la CRE anticipe une facture supérieure d’environ 10 % à celle de 2025, en raison des tensions liées au conflit au Moyen-Orient.

Les automobilistes verront, quant à eux, les frais de fourrière évoluer à compter du 1er octobre. Un arrêté publié le 22 septembre relève le plafond de l’enlèvement d’une voiture de 127,65 à 135 euros, et celui de la garde journalière de 6,75 à 7,15 euros dans la plupart des communes. Lyon, Marseille et Toulouse disposent d’un barème distinct, avec une garde facturée 10 euros par jour. À Paris, en revanche, rien ne bouge, l’enlèvement restant à 150 euros et la garde à 29 euros. Dès 2027, ces plafonds seront révisés chaque année en fonction du coût des carburants, de la main-d’œuvre, des assurances et des véhicules.

Un changement plus discret mais utile concerne l’organisation des obsèques. Tous les opérateurs funéraires, qu’il s’agisse d’entreprises de pompes funèbres, de communes ou d’associations, devront remettre aux familles une notice d’information standardisée. Ce document rappellera la liberté de choisir son prestataire, la gratuité des devis et la possibilité d’en demander plusieurs. Il distinguera aussi les prestations obligatoires de celles qui ne le sont pas. Neutre, sans logo ni publicité, il devra être affiché dans les agences et mis en ligne. Cette mesure répond à une recommandation du Conseil national de la consommation.

Le mois apporte enfin son lot de rendez-vous. Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, il faudra reculer sa montre d’une heure pour passer à l’heure d’hiver. À 3h du matin, il sera alors 2h. Les élèves partiront ensuite en vacances de la Toussaint, tandis que les familles éliront leurs représentants de parents d’élèves. Pour limiter l’effet de la hausse du gaz, chacun peut comparer les offres grâce au comparateur indépendant du médiateur national de l’énergie. Entre revalorisations et hausses de tarifs, ce début d’automne invite donc chaque foyer à regarder ses dépenses de près.