Le Département des Yvelines poursuit son engagement en faveur de la santé, de la prévention et du bien-être de ses habitants, en développant des projets concrets qui allient proximité, accessibilité et innovation. Face aux défis liés à la désertification médicale, aux inégalités sociales et territoriales, et à la nécessité de renforcer le lien social, le Département agit à plusieurs échelles, en soutenant la construction de maisons médicales, en développant des dispositifs de santé coordonnés comme le Contrat local de Santé, et en plaçant la culture au cœur du bien-être des Yvelinois à travers des programmes innovants tels que « Santé en cultures » et « Yvelines musées solidaires ». Ces initiatives traduisent une volonté forte d’assurer l’accès aux soins, de promouvoir la prévention, d’accompagner le bien-vieillir et de créer des espaces inclusifs où santé, culture et solidarité se rencontrent, tout en impliquant pleinement les acteurs locaux, qu’ils soient publics, associatifs ou professionnels de santé.
Une nouvelle maison médicale à Ecquevilly
Le Département des Yvelines poursuit son engagement pour renforcer l’accès aux soins de proximité avec la future maison médicale d’Ecquevilly. Située en centre-ville, à proximité immédiate de la Mairie et de la Maison d’Accueil spécialisée (Mas) gérée par le Syndicat intercommunal Handi Val de Seine, cette structure contribuera à créer un véritable pôle médico-social local.
Face à la désertification médicale, le Département a mis en place dès 2017 une politique ambitieuse visant à soutenir l’offre de santé à travers le lancement de l’appel à projets « Maisons médicales 2017-2019 », doté d’un budget global de 32 millions d’euros. Ce programme prévoit la création de 22 maisons médicales, dont huit sous maîtrise d’ouvrage départementale et quatorze sous maîtrise d’ouvrage communale. Aujourd’hui, les quatorze maisons déjà ouvertes affichent un taux d’occupation de 90 %, accueillant 134 professionnels de santé, parmi lesquels 39 médecins généralistes.
La demande d’Ecquevilly a été formulée début 2021 afin de permettre la construction d’une maison médicale sur son territoire. La future structure de 181 m2 comprendra quatre cabinets et un pôle de kinésithérapie, destinés à une dizaine de professionnels de santé, dont trois médecins généralistes. Certains cabinets seront mutualisés pour optimiser l’utilisation de l’espace. Le projet nécessite la démolition préalable du bâtiment existant sur la parcelle AB n° 270, que le Département doit acquérir pour devenir propriétaire, la gestion restant assurée par la commune. Pour faciliter l’accès à la Mas voisine, une servitude gratuite de passage sera instaurée, accompagnée de l’installation d’un nouveau portail, dont les frais de 5 000 € seront pris en charge par le Département.
La complexité du projet, accentuée par les contraintes architecturales et le besoin de démolition, a conduit à un budget total de 1,7 million d’euros. L’Agence régionale de Santé Île-de-France apporte une subvention de 200 000 €, laissant un reste à charge pour le Département de 1,5 million d’euros. Les travaux sont programmés pour 2026, avec une livraison attendue à l’été 2027.
Maison médicale de Saint-Arnoult-en-Yvelines : ajustement de l’emprise foncière
Dans le cadre de sa politique de santé de proximité, le Département développe également la maison médicale de Saint-Arnoult-en-Yvelines. Située sur un terrain réaménagé de 762 m2 et repositionnée pour limiter l’impact sur le stationnement public et respecter l’Orientation d’Aménagement et de Programmation (OAP), cette maison accueillera une quinzaine de professionnels, dont cinq médecins généralistes.
Pour réaliser ce projet, le Département avait acquis plusieurs parcelles en 2020 pour 160 000 €, permettant la construction de la maison médicale. Le repositionnement du bâtiment a nécessité un échange foncier avec la commune, sans soulte, portant sur 497 m2 de chaque côté : acquisition par le Département des parcelles communales AW 404, 407 et 408, et cession à la commune des parcelles départementales AW 411 et 414. La valeur des deux ensembles fonciers a été évaluée à 170 000 € chacun, et les frais d’acte, estimés à 5 000 €, sont intégralement pris en charge par le Département.
Le projet révisé prévoit une maison médicale de plain-pied de 330 m2, comprenant 13 cabinets pouvant accueillir les 15 professionnels prévus. Les travaux ont débuté à l’automne 2025, avec une ouverture programmée pour début 2027. La gestion de l’équipement, propriété du Département, sera confiée à la commune via une convention de mise à disposition.
Un contrat local de santé à Vernouillet pour réduire les inégalités
À Vernouillet, commune de 10 000 habitants marquée par de forts contrastes sociaux et comprenant un Quartier prioritaire de la Politique de la Ville (QPV) – le quartier du Parc –, le Département met en œuvre un Contrat local de Santé (CLS). Ce dispositif vise à renforcer l’accès aux soins et aux droits, à développer la prévention et à promouvoir la santé mentale, afin de réduire les inégalités sociales et territoriales. Le CLS permet également de mesurer concrètement les résultats des actions menées, en évaluant l’évolution des besoins et l’impact des interventions sur la population.
Le CLS, coordonné par la commune et ses partenaires, repose sur un diagnostic de santé 2024 qui a confirmé les besoins de la population, notamment dans le quartier du Parc. Il s’articule autour de trois axes stratégiques : mieux informer et faciliter l’accès aux soins en communiquant sur les dispositifs, les droits et les actions de prévention ; renforcer la prévention auprès des jeunes sur les addictions, le temps d’écran, le harcèlement, tout en soutenant les parents ; développer les actions autour de la santé mentale et consolider les partenariats entre acteurs sociaux, médicaux et éducatifs.
Le CLS est animé par un comité de pilotage pour le suivi et la coordination, soutenu par des comités techniques et des groupes de travail chargés de la mise en œuvre opérationnelle. Le dispositif mobilise un large panel de partenaires : la commune de Vernouillet, la Préfecture des Yvelines, l’ARS Île-de-France, le Département, la CPAM et la Caf des Yvelines, le Groupement hospitalier de territoire Yvelines Nord, la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) Val de Seine et l’Éducation nationale. Il s’inscrit dans la stratégie nationale et régionale de santé, avec pour objectif de réduire les inégalités d’accès aux soins et de promouvoir le bien-être.
Renouvellement de l’appel à projets « Santé en cultures » et adoption des partenariats culturels pour « Yvelines musées solidaires » en 2026
Le Département des Yvelines poursuit également ses politiques de solidarité et de santé en plaçant la culture au cœur du bien-être et du lien social. Deux dispositifs emblématiques sont reconduits en 2026 : l’appel à projets « Santé en cultures », initialement adopté en avril 2025, et le programme « Yvelines musées solidaires » (anciennement SolYmusées), adopté en juin 2024. Ces initiatives visent à favoriser un accès inclusif et durable à la culture, à soutenir le bien-vieillir, le bien-être et le maintien de l’autonomie des Yvelinois.
En 2025, ces dispositifs ont rencontré un franc succès : 18 musées, monuments et centres d’art ont participé à Yvelines musées solidaires, 14 projets lauréats ont été sélectionnés via l’appel à projets « Santé en cultures », 18 structures sociales ou médico-sociales ont été jumelées, et plus de 150 professionnels du soin et du social ont été mobilisés.
Pour 2026, l’appel à projets « Santé en cultures » est reconduit pour deux ans, du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2027, avec une enveloppe de 250 000 €. Les établissements culturels ne peuvent déposer qu’un projet par an et les projets reconduits doivent montrer une évolution notable. Le programme « Yvelines musées solidaires » bénéficie d’une dotation de 70 000 € et intègre quatre nouveaux sites : le parc aux Étoiles, le Donjon de Houdan, la Maison Louis Carré et l’Établissement public du château de Versailles, tandis que 15 sites poursuivent leur participation. Ces initiatives confirment la volonté du Département de promouvoir l’inclusion sociale et culturelle, en plaçant la culture au service du bien-être et de la solidarité sur tout le territoire.

