La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a publié le 16 janvier 2026 la liste des 101 premières plateformes de facturation électronique agréées par l’État, une étape clé dans la généralisation de ce nouveau mode de facturation pour les entreprises françaises. À partir du 1er septembre 2026, près de 10 millions d’acteurs économiques assujettis à la TVA, toutes tailles et tous secteurs confondus, devront pouvoir recevoir leurs factures au format électronique. L’obligation s’étendra progressivement à l’émission de ces factures et à la transmission des données de transaction jusqu’en septembre 2027.
Pour les Français, cette réforme ne se limite pas à une question technique : elle transforme en profondeur le quotidien des entreprises et, indirectement, celui des consommateurs. Les TPE et PME, souvent confrontées à des procédures administratives lourdes, pourront simplifier la gestion de leurs factures et gagner du temps sur les tâches comptables et déclaratives. Les travailleurs indépendants, artisans, commerçants et prestataires de services pourront gérer plus efficacement leurs relations avec leurs clients et fournisseurs, avec des échanges sécurisés et traçables. Cela signifie moins de pertes ou d’erreurs liées aux factures papier et une meilleure visibilité sur leurs encaissements et paiements.
L’État a mis en place un modèle ouvert, combinant des services administratifs – comme l’annuaire des destinataires de factures et les outils de remontée des données fiscales – et un réseau de plateformes privées agréées et contrôlées. Ce dispositif permet aux entreprises de choisir la solution la mieux adaptée à leurs besoins, tout en garantissant l’interopérabilité entre plateformes et la conformité aux exigences réglementaires. Les 101 premières plateformes publiées ont été validées après des tests techniques et d’interopérabilité réalisés avec le concours de l’Agence pour l’Informatique financière de l’État.
Pour faciliter l’usage au quotidien, la DGFiP a mis en place un repère visuel spécifique afin que les entreprises identifient rapidement les plateformes agréées par l’État. Cette mesure vise à rassurer les acteurs économiques, en particulier les plus petits, sur la fiabilité des services et sur la sécurité des données transmises. Elle contribue également à rendre plus lisible l’offre disponible, et à guider les entreprises dans leur choix d’outil.
La montée en charge de la réforme est déjà tangible : près de 500 000 entreprises ont déjà déclaré, via la plateforme de leur choix, une adresse de réception pour leurs factures électroniques. Ce chiffre témoigne de l’engagement progressif des entreprises dans la transition numérique et de leur adaptation à ce nouveau format, qui simplifie la gestion administrative et réduit le risque d’erreurs.
La facturation électronique a aussi un impact indirect sur les consommateurs. Des entreprises mieux organisées et plus rapides dans la gestion de leurs factures peuvent améliorer leur trésorerie et la fluidité de leurs services, ce qui se traduit par des délais de livraison plus courts, des transactions plus fiables et une meilleure réactivité dans le service client. Les consommateurs bénéficieront ainsi d’un système commercial plus efficace et transparent.
Pour accompagner cette transition, l’administration poursuit ses actions de concertation et d’information. Dès mars 2026, une phase d’expérimentation permettra de tester le fonctionnement complet du dispositif, associant entreprises, plateformes agréées et services publics. Les résultats permettront d’affiner les outils et les procédures avant la généralisation complète, afin de garantir un passage fluide vers la facturation électronique.
Cette réforme s’inscrit dans un objectif clair : rendre la facturation plus juste, plus simple et plus efficace, tout en modernisant les relations entre entreprises et administration. Elle illustre la volonté de l’État de mettre le numérique au service de la vie quotidienne des acteurs économiques, en allégeant les contraintes administratives et en sécurisant les échanges. Pour les Français, qu’ils soient entrepreneurs, clients ou consommateurs, la généralisation de la facturation électronique doit se traduire par des services plus rapides, des démarches simplifiées et une meilleure transparence dans le monde économique.
Toutes les informations pratiques et la liste complète des plateformes agréées sont disponibles sur l’espace Professionnel du site impots.gouv.fr. Les entreprises sont encouragées à consulter ces ressources pour préparer la transition et profiter pleinement des avantages de la facturation électronique dans leur activité quotidienne.

