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Finances publiques 2025

Par Anais Malise
Publié le 31 janvier 2026 à 15h10 – Temps de lecture : 3 minutes

Pour l’année 2025, le déficit budgétaire de l’État s’établit à 124,7 milliards d’euros, marquant une amélioration notable par rapport aux prévisions. Il s’agit d’une réduction de 7,4 milliards d’euros par rapport à la loi de finances de fin de gestion (LFG) et de 14,3 milliards par rapport à la loi de finances initiale. Cette performance résulte d’une combinaison de recettes fiscales plus élevées que prévu et d’une stricte maîtrise des dépenses publiques.

Les recettes nettes du budget général atteignent 311,35 milliards d’euros, soit 4 milliards au-dessus de la LFG. Cette progression s’explique en partie par un rendement de l’impôt sur les sociétés supérieur aux attentes, porté par un cinquième acompte plus élevé que prévu et des remboursements et dégrèvements moins importants que prévu (+1,7 milliard d’euros). Les recettes de TVA nette attribuées à l’État suivent la même tendance, avec un excédent de 1,6 milliard d’euros par rapport à la LFG, en raison d’un rendement supérieur et de remboursements réduits. L’impôt sur le revenu, pour sa part, s’inscrit en ligne avec la dernière prévision.

Les contributions exceptionnelles prévues en loi de finances pour 2025 affichent des résultats contrastés. La contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, estimée à 7,5 milliards d’euros, atteint son objectif. En revanche, la contribution différentielle pour les très hauts revenus (CDHR) reste inférieure aux attentes d’environ 1 milliard d’euros. Cette sous-performance s’explique par un comportement d’optimisation de certains contribuables en fin d’année 2024, lié à l’adoption tardive du PLF 2025 et à la complexité du mécanisme d’acompte.

Du côté des dépenses, le périmètre des dépenses de l’État (PDE) – principal indicateur des dépenses pilotables – a été maîtrisé avec rigueur, s’établissant légèrement en dessous du niveau prévu en LFG (-0,3 milliard d’euros). Cette performance reflète un suivi strict des programmes tout au long de l’année ainsi que des dépenses inférieures aux prévisions sur certaines missions en fin de gestion. La progression du solde des comptes spéciaux de +2,5 milliards d’euros contribue également à cette amélioration du déficit.

Au total, le solde budgétaire à financer en 2025 diminue de 31,6 milliards d’euros par rapport à 2024, ce qui constitue la plus forte baisse annuelle observée depuis 2020. Le solde définitif sera publié au moment du dépôt du projet de loi relatif aux résultats de la gestion et portant approbation des comptes de l’année 2025 (PLRG) en avril 2026. L’INSEE publiera parallèlement le solde consolidé de l’ensemble des administrations publiques fin mars 2026, incluant les administrations de sécurité sociale et les collectivités locales.

Cette réduction significative du déficit confirme la trajectoire engagée par le Gouvernement pour redresser les finances publiques. Elle illustre l’efficacité de la méthode de suivi mise en place, combinant transparence, association des parlementaires, concertation avec les partenaires sociaux et mobilisation de l’ensemble des gestionnaires de la dépense publique. Ce suivi, qui renforce la maîtrise collective des dépenses tout au long de l’année, sera poursuivi en 2026 avec des bilans trimestriels pour assurer une vigilance constante sur l’exécution budgétaire.