Les 7 et 8 mars 2026, 6MIC deviendra l’épicentre d’un séisme sonore rarement observé en Provence. Pendant quarante-huit heures, la salle aixoise se convertira en bastion des musiques extrêmes à l’occasion de la première édition du Headbang Festival, un rendez-vous appelé à structurer durablement la scène metal dans le Sud-Est. Quatorze formations s’y succéderont sur deux scènes, devant plus de 4 000 spectateurs attendus pour ce marathon électrique.
L’initiative s’inscrit dans la continuité des soirées Headbang Club, dont l’énergie et la fidélité du public ont servi de socle à une ambition plus vaste. L’objectif est explicite : proposer un panorama large et assumé des esthétiques métalliques, du hardcore frontal aux nappes synthétiques les plus sombres. Cette première édition entend conjuguer notoriété et découverte, en réunissant têtes d’affiche reconnues et projets plus confidentiels. La formule privilégie la densité plutôt que l’étalement, concentrant en un week-end une programmation capable de refléter la diversité d’une scène souvent caricaturée.
Avec ses 1 300 places, le 6MIC offre un écrin adapté à une manifestation d’envergure tout en conservant une proximité avec le public. Le festival entend transformer Aix-en-Provence en capitale provisoire du headbang. Autour des concerts, des stands marchands, des espaces de rencontre et diverses animations viendront compléter l’expérience. L’événement se présente comme une immersion complète, rythmée par les échanges et la culture metal sous toutes ses formes.
La première soirée, samedi 7 mars à partir de 18h, sera placée sous le signe de l’impact immédiat. Rise of the Northstar mènera l’assaut avec son crossover incisif, taillé pour déclencher les premiers moshpits. Le relais sera assuré par Ten56., dont l’approche metallic hardcore promet une intensité sans concession. À leurs côtés, Aurore défendra un black metal atmosphérique plus nuancé, tandis que Headbussa, Soul Splitter, Spleen et Sorcerer compléteront un plateau pensé pour maintenir la pression jusqu’à la fin de la nuit. Sueur, tension collective et énergie brute au programme !
Le lendemain, dimanche 8 mars dès 16h, l’atmosphère évoluera sans perdre en intensité. Carpenter Brut ouvrira les hostilités, figure majeure d’une synthwave musclée qui flirte avec le metal. Son univers sombre et cinématographique donnera le ton d’une journée plus introspective. Harakiri for the Sky poursuivra avec son post-black mélancolique, avant que Shaârghot, Verdun, Doodeskader, Fange et Yarostan ne prolongent ce voyage sonore, entre brutalité frontale et climats oppressants. Cette seconde journée se présente comme une descente progressive vers des territoires plus sombres, sans jamais sacrifier l’impact scénique.
L’organisation mise sur un rythme soutenu grâce à deux scènes fonctionnant simultanément. L’enchaînement des concerts vise à éviter toute rupture d’intensité, créant une sensation d’urgence continue. Sur place, le public disposera d’espaces de bar et de restauration, d’un vestiaire, ainsi que de dispositifs d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite ou en situation de handicap, avec navettes et parkings sécurisés. Le cadre réglementaire reste strict : aucune boisson ne pourra être introduite à l’intérieur, les achats se feront exclusivement sur site et les casques de moto seront consignés. Le format debout, assumé, correspond à la volonté de préserver une dynamique live sans compromis.
La billetterie est déjà ouverte, avec des tarifs distincts selon la formule choisie. Chaque journée est proposée à 43 euros en plein tarif et 40 euros en tarif réduit. Le pass deux jours s’élève à 75 euros, ou 70 euros en version réduite. Les billets sont disponibles via shotgun.live et sur le site officiel headbangfestival.fr. Ce positionnement tarifaire vise à rendre l’événement accessible tout en garantissant une programmation solide.
À un mois de l’échéance, l’initiative apparaît comme une réponse à un manque identifié en Provence-Alpes-Côte d’Azur. En fédérant artistes français et internationaux, le Headbang Festival entend structurer un écosystème régional encore fragmenté. Hôtellerie, restauration et commerces locaux devraient bénéficier de l’afflux de festivaliers. Pour le 6MIC, l’événement représente une occasion stratégique de s’affirmer comme un acteur central du metal en France.

