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Intrusion au stade de Saint-André-de-la-Roche : une soixantaine d’ados escaladent les barrières, les gendarmes interviennent

Par Moira O'Deorain
Publié le 20 juillet 2026 à 18h13 – Temps de lecture : 3 minutes

Un appel lancé sur Snapchat a suffi. En fin de semaine dernière, un message invitait les jeunes à envahir le stade Jules-Goti de Saint-André-de-la-Roche, commune voisine de Nice. Dès 5 heures du matin, dimanche 19 juillet 2026, les premiers adolescents ont escaladé les barrières de l’équipement sportif pourtant fermé. Ils n’étaient d’abord que cinq. Cependant, le groupe a rapidement grossi au fil des heures.

À 11h30, environ soixante jeunes occupaient le stade. Tous mineurs, ils venaient pour la plupart de Nice selon le maire Jean-Jacques Carlin. Très tôt le matin, des habitants des résidences sociales du Château ont alerté l’élu. En effet, le bruit des ballons et les cris perturbaient le quartier depuis l’aube. L’inquiétude montait également parmi les riverains face à cette situation inhabituelle.

Par conséquent, les gendarmes de La Trinité sont intervenus sur place. L’opération s’est déroulée dans le calme, selon le maire. Toutefois, la chaleur a compliqué les choses. Un des adolescents, épuisé par la canicule, a mis plus d’une demi-heure à quitter le stade. Les gendarmes ont même dû l’aider à sortir. Cet épisode rappelle les dangers liés aux fortes températures estivales, surtout lors d’une activité physique prolongée.

Malgré cette intrusion, Jean-Jacques Carlin n’a pas déposé plainte. Le maire se dit avant tout soulagé que l’incident n’ait pas dégénéré. En effet, avec la canicule et le nombre de jeunes présents, la situation aurait pu devenir bien plus compliquée. L’élu préfère donc adopter une approche apaisée plutôt que répressive.

Néanmoins, cet événement relance un débat local. Le rappeur Kaotik 747, qui habite à proximité du stade, réclame des créneaux ouverts à tous. Autrement dit, il souhaite que les jeunes du quartier puissent accéder librement à l’équipement sportif sur certaines plages horaires. Cette demande trouve un écho auprès de nombreux habitants.

De son côté, le maire défend un cadre réglementaire précis. Le stade Jules-Goti fonctionne en effet sous cogestion entre la municipalité et l’Étoile sportive de Saint-André, le club de football local. Une convention de gardiennage et d’occupation encadre cette gestion partagée. Les samedis et dimanches, le club utilise le terrain selon des horaires fixés par le district de football. En semaine, le périscolaire y accède également pendant la pause méridienne.

Pour autant, Jean-Jacques Carlin ne ferme pas la porte au dialogue. Il affirme vouloir discuter avec les intéressés et étudier toute proposition. Il pose cependant des conditions claires. Les éventuels nouveaux créneaux devront respecter les obligations du club, les normes en vigueur et surtout la sécurité de chacun. Le maire insiste donc sur la nécessité de faire les choses dans les règles.

Cet incident illustre une problématique récurrente dans les communes de la métropole niçoise. Pendant l’été, de nombreux jeunes cherchent des espaces pour pratiquer le sport. Or les équipements municipaux restent souvent fermés ou réservés aux clubs. Cette situation crée de la frustration, notamment dans les quartiers où les alternatives manquent. Les réseaux sociaux amplifient ensuite le phénomène en permettant une mobilisation rapide et massive.

À Saint-André-de-la-Roche, la question de l’accès au stade devra donc trouver une réponse. Entre les besoins des jeunes, les contraintes du club et les attentes des riverains, le maire devra trouver un équilibre. Les prochaines semaines de canicule risquent en effet de raviver les tensions si aucune solution concrète n’émerge rapidement.