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JO 2030 : Nice sous pression, Éric Ciotti face à un choix décisif pour sauver les épreuves de glace

Par Moira O'Deorain
Publié le 10 avril 2026 à 16h25 – Temps de lecture : 3 minutes

À peine élu maire de Nice, Éric Ciotti se retrouve déjà au cœur d’un dossier brûlant. Dès le 9 avril, il a annoncé une rencontre avec Edgar Grospiron, président du comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030. Ce rendez-vous doit permettre de débloquer une situation tendue autour des infrastructures prévues dans la capitale azuréenne.

D’abord, Nice doit accueillir plusieurs épreuves majeures. Le projet prévoit notamment le patinage artistique, le hockey sur glace, le short-track et le curling. Pourtant, malgré cet enjeu important, des désaccords freinent l’organisation. En effet, le principal point de blocage concerne l’utilisation de l’Allianz Riviera, le stade de l’OGC Nice.

Très vite, le nouveau maire a posé ses limites. Il refuse que le club de football soit privé de son stade pendant une longue période. Or, les organisateurs souhaitent y installer des matchs de hockey pour offrir un spectacle inédit. Ainsi, cette divergence complique fortement les discussions. De plus, l’immobilisation du stade pourrait durer plus longtemps que prévu, ce qui renforce les tensions.

Face à cette situation, plusieurs alternatives émergent. D’un côté, Éric Ciotti reste attaché à l’idée de maintenir les épreuves à Nice. Il privilégie désormais la construction d’un palais omnisports, déjà envisagée dans le projet Alpes 2030. D’ailleurs, il reconnaît que le palais des expositions initialement proposé semble trop petit pour accueillir plus de 12 000 spectateurs.

Dans le même temps, la concurrence s’organise. Le maire de Lyon, Grégory Doucet, s’est déclaré prêt à récupérer les épreuves de glace. Par conséquent, Nice pourrait perdre une partie importante du projet si aucun accord n’émerge rapidement. Cette pression extérieure accélère les négociations et pousse les acteurs à trouver une solution concrète.

Ensuite, le calendrier joue contre la ville. Les organisateurs doivent arrêter la carte définitive des sites d’ici fin juin. Avant cela, plusieurs réunions clés doivent avoir lieu, dont une rencontre décisive prévue mi-avril avec les autorités régionales. Ainsi, chaque discussion devient stratégique pour l’avenir du projet niçois.

Par ailleurs, le président du comité d’organisation, Edgar Grospiron, défend une vision ambitieuse. Il souhaite proposer des Jeux spectaculaires et marquer les esprits. L’idée d’utiliser un grand stade pour le hockey s’inscrit dans cette logique. Cependant, cette ambition se heurte aux contraintes locales et aux choix politiques.

Dans ce contexte, Éric Ciotti tente de trouver un équilibre. Il affirme vouloir accueillir les Jeux tout en respectant les habitants et les infrastructures existantes. Toutefois, il doit agir vite. Sans compromis, Nice risque de voir une partie des épreuves lui échapper.

Enfin, cette situation illustre les défis liés à l’organisation d’un événement mondial. Entre ambitions sportives, contraintes logistiques et enjeux politiques, chaque décision peut tout faire basculer. À Nice, les prochains jours s’annoncent donc décisifs. La rencontre entre les deux hommes pourrait bien déterminer l’avenir olympique de la ville.