La direction générale des Finances publiques a présenté, le mercredi 6 mai 2026, son rapport d’activité portant sur l’année 2025. Ce document, rendu public par Amélie Verdier, directrice générale, et Guillaume Robert, directeur général adjoint, dresse un bilan détaillé de l’ensemble des missions assurées par l’administration fiscale française. Il met en avant les principaux résultats obtenus dans les domaines de la gestion des impôts, de la tenue des comptes publics, du contrôle fiscal, ainsi que de l’accompagnement des collectivités locales et des acteurs économiques.
Ce rapport revient également sur les évolutions structurelles engagées au cours de l’année écoulée, marquée par plusieurs chantiers de transformation destinés à moderniser le fonctionnement de l’administration. L’un des projets les plus structurants concerne la généralisation progressive de la facturation électronique. Cette réforme, dont l’entrée en application est prévue à partir du 1er septembre 2026, vise à simplifier les échanges entre entreprises tout en améliorant la fiabilité des déclarations fiscales. L’année 2025 a ainsi constitué une phase essentielle de préparation, menée en concertation avec les différents acteurs concernés sur l’ensemble du territoire. À la fin de l’année, 101 plateformes agréées avaient été reconnues par l’État, témoignant de l’avancée concrète du dispositif.
Le rapport met également en lumière le renforcement des actions de lutte contre la fraude fiscale. La direction générale des Finances publiques souligne une stratégie plus offensive et mieux ciblée, notamment en matière de fraude patrimoniale et de manquements déclaratifs chez les particuliers. Le contrôle des flux liés aux cryptoactifs a été intensifié, tandis que les opérations de recouvrement des amendes ont enregistré une progression notable. Les droits et pénalités notifiés dans le cadre des contrôles fiscaux sont en hausse de 2,8 %, ce qui traduit, selon l’administration, une efficacité accrue des dispositifs de détection et de sanction.
Un autre volet important du bilan 2025 concerne la relation avec les usagers. La DGFiP met en avant les résultats positifs de ses services d’accueil multicanal, qui combinent contacts physiques, téléphoniques et numériques. La plateforme téléphonique nationale, accessible au 0809 401 401, a obtenu le label Services publics + de niveau argent, confirmant la qualité du service rendu. Par ailleurs, selon le baromètre de l’Institut Paul Delouvrier, l’administration se maintient en tête des services publics les mieux perçus, avec un taux de satisfaction de 82 % parmi les usagers interrogés. Ces résultats sont présentés comme la confirmation d’un niveau élevé de confiance dans l’action de la DGFiP.
Le rapport revient également sur les premières expérimentations liées à l’intelligence artificielle au sein de l’administration. En 2025, la DGFiP a posé les bases d’une utilisation encadrée de ces technologies, dans l’objectif d’améliorer la qualité du service rendu tout en facilitant le travail des agents. Parmi les outils en développement figure notamment « Langage clair », un dispositif destiné à reformuler des réponses administratives complexes en messages plus accessibles pour les usagers. Ce système doit être progressivement déployé auprès de l’ensemble des agents d’ici la fin de l’année.
Plus largement, l’administration insiste sur sa capacité d’adaptation dans un environnement en constante évolution. Elle met en avant sa transformation numérique, la modernisation de ses outils et l’amélioration continue de ses méthodes de travail. L’ensemble de ces évolutions s’inscrit dans une volonté d’améliorer la performance de l’action publique tout en répondant aux attentes des citoyens, des entreprises et des collectivités.
Enfin, le rapport souligne la diversité des missions assurées par la direction générale des Finances publiques, qui couvrent à la fois la gestion fiscale de l’État, la tenue de la comptabilité publique, le suivi des finances locales et l’accompagnement des acteurs économiques. À travers ce bilan 2025, l’administration entend illustrer le rôle central qu’elle occupe dans le fonctionnement financier du pays et la dynamique de modernisation dans laquelle elle s’inscrit.

