Le Festival de Cannes s’invite à Ris-Orangis. Du 23 au 29 septembre, le cinéma Les Cinoches Robert Desnos, allée Jean Ferrat, participe à l’opération Retour de Cannes, qui permet de découvrir en salle des films remarqués lors de la dernière édition du plus grand Festival de cinéma au monde. L’établissement, membre du réseau CinEssonne et rattaché à l’agglomération Grand Paris Sud, s’associe pour l’occasion au Groupement national des cinémas de recherche, à l’origine de ce rendez-vous annuel. La manifestation se tient dans plusieurs salles du pays, dont celle de Ris-Orangis.
Le principe du Retour de Cannes est simple. Chaque année, à la rentrée, un réseau de salles art et essai réparties dans toute la France programme une sélection de longs métrages présentés quelques mois plus tôt sur la Croisette, dans les différentes compétitions et sections parallèles. Compétition officielle, Un Certain Regard, Quinzaine des cinéastes ou Semaine de la critique : la sélection cannoise brasse chaque année premiers films et cinéastes confirmés, venus de tous les continents. Beaucoup de ces films n’arrivent que plus tard dans les salles, voire ne connaissent qu’une diffusion limitée. L’opération offre donc au public l’occasion de les voir en avant-première ou dès leur sortie, souvent en présence d’un intervenant venu éclairer l’œuvre et échanger avec les spectateurs à l’issue de la projection.
À Ris-Orangis, deux titres se détachent de la programmation. Les Roches rouges, du réalisateur Bruno Dumont, est à l’affiche du 23 au 29 septembre. Le dimanche 27 septembre, la salle proposera par ailleurs l’avant-première de Notre Salut, signé Emmanuel Marre, une projection organisée en partenariat avec le Groupement national des cinémas de recherche. D’autres films issus de la sélection cannoise complètent le programme, dont les horaires précis varient d’un jour à l’autre. Côté tarifs, la place est proposée à 7 euros au tarif plein, 4,50 euros au tarif réduit, et 5 euros pour les détenteurs de la carte CinEssonne ; le cinéma propose en outre un rendez-vous hebdomadaire réservé aux seniors, à tarif très réduit.
Créé pour défendre un cinéma exigeant, le Groupement national des cinémas de recherche fédère des salles qui misent sur la découverte, l’accompagnement des films fragiles et la rencontre avec les équipes. Chaque printemps, le Festival de Cannes met en lumière des dizaines d’œuvres venues du monde entier ; beaucoup mettent ensuite des mois à trouver le chemin des écrans. En les programmant dès la rentrée, le Retour de Cannes raccourcit ce délai et fait le pari que le public des villes moyennes est tout aussi curieux que celui des grandes salles parisiennes.
Cinéma classé art et essai, Les Cinoches Robert Desnos disposent de trois salles et d’environ 700 fauteuils. L’équipement propose tout au long de l’année une programmation variée, mêlant films français et internationaux, documentaires et séances jeune public dès trois ans, en version française comme en version originale. Il accueille régulièrement des soirées débats, des festivals et des rendez-vous consacrés au court métrage. Il fait partie de CinEssonne, réseau qui fédère plusieurs cinémas publics du département autour d’une même exigence de diversité et de proximité, et qui pratique une billetterie commune à tarifs modérés. Une carte d’abonnement permet d’en suivre la programmation d’une commune à l’autre.
Au-delà de l’événement, ce rendez-vous illustre le rôle des salles de proximité dans la vie culturelle du territoire. Alors que la fréquentation des cinémas demeure fragile et que l’offre en ligne ne cesse de s’étoffer, ces établissements de quartier continuent de faire vivre le cinéma d’auteur et de créer du lien autour des œuvres. En prolongeant l’écho du Festival de Cannes jusque dans l’Essonne, l’opération Retour de Cannes rappelle que la découverte des films les plus attendus de l’année ne se joue pas seulement dans les grandes métropoles, mais aussi, à la rentrée, dans les fauteuils d’un cinéma accessible à tous. Les séances de la semaine sont détaillées sur le site du cinéma et à la caisse de l’établissement. L’entrée dans la salle obscure, elle, reste l’un des plaisirs les plus simples de la rentrée.
Crédit photo : Communauté d’agglomération Grand Paris Sud

