En 2024, la production de logements locatifs intermédiaires (LLI) a su résister aux défis du marché, atteignant un total de 37 534 logements, soit une augmentation de 30 % par rapport à l’année précédente. Ce succès survient un an après la signature d’un pacte entre les différents acteurs, visant à stimuler la production de ces logements essentiels. Dans un contexte particulièrement complexe pour la construction, Valérie Létard, ministre chargée du logement, a rappelé l’importance d’exploiter toutes les solutions disponibles pour répondre à la crise du logement, du logement social au parc locatif privé, en passant par l’accession à la propriété.
Créé en 2014, le logement locatif intermédiaire propose des loyers plafonnés par l’État, se situant entre 15 et 20 % en dessous des prix du marché privé. Ce dispositif permet de rendre l’accès au logement plus abordable pour un large éventail de locataires, notamment des travailleurs, des fonctionnaires, et des jeunes actifs. Afin de soutenir cette production, l’État offre des avantages fiscaux tels qu’une TVA réduite à 10 % au lieu de 20 %, ainsi qu’un crédit d’impôt équivalent à la taxe foncière pour les propriétés bâties.
L’objectif ambitieux de doubler la production annuelle de ces logements, en passant de 15 000 à plus de 30 000 unités, est d’ores et déjà en bonne voie. Depuis sa création, ce sont 155 933 logements locatifs intermédiaires qui ont vu le jour, dont plus de la moitié au cours des trois dernières années, et près d’un quart rien qu’en 2024. Ce succès est le fruit d’une collaboration étroite entre l’État, les acteurs publics et privés, et s’inscrit dans un ensemble de solutions destinées à faire face à la crise du logement. Il vient compléter l’effort porté par le logement social, avec 100 000 nouveaux logements lancés en 2024, et les projets dans le secteur privé.
Les résultats positifs obtenus sont largement dus à des initiatives comme celles de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et du groupe Action Logement, qui ont facilité l’acquisition de projets de logements qui, sans leur intervention, n’auraient pas vu le jour, en raison de la hausse des taux d’intérêt. Ces acteurs ont également contribué au succès du pacte signé l’an dernier, dont l’objectif est de favoriser l’investissement d’acteurs institutionnels tels que les fonds de retraite, les assureurs et autres financeurs dans le secteur du logement abordable.
Cette dynamique de succès s’inscrit également dans le cadre des nouvelles dispositions prévues par la loi de finances pour 2024, qui facilitent l’acquisition et la rénovation des passoires thermiques, permettant ainsi leur remise sur le marché à des loyers abordables.
Le logement locatif intermédiaire joue un rôle clé en offrant une alternative entre le logement social et le logement privé, permettant une plus grande fluidité dans le parcours résidentiel. Ces logements viennent répondre aux besoins de nombreux Français, qu’il s’agisse de travailleurs salariés, d’agents publics ou de jeunes. Accessible via les portails des bailleurs comme la Caisse des dépôts et consignations ou Action Logement, ou encore via des sites d’annonces immobilières et agences spécialisées, cette offre devient une solution concrète pour ceux qui cherchent à accéder à un logement de qualité à des prix modérés.