À quelques jours de la reprise des cours, la Ville de Marseille détaille les mesures qu’elle met en place pour réussir la rentrée scolaire de ses écoliers. En cette fin d’août 2026, la municipalité présente un ensemble de dispositifs qui touchent aussi bien les fournitures que la cantine, la sécurité aux abords des établissements ou l’état des bâtiments. L’objectif affiché tient en peu de mots. Il s’agit d’alléger les dépenses des ménages et d’offrir de meilleures conditions d’apprentissage.
Le premier geste concerne le portefeuille des parents. La Ville reconduit son aide aux fournitures scolaires, qui atteint désormais cent dix euros par enfant. Concrètement, elle distribue un kit gratuit composé de matériel neuf dans toutes les écoles de la commune. Pour de nombreuses familles, cette dotation représente une économie bienvenue au moment où la rentrée scolaire pèse lourd sur le budget. De plus, elle garantit que chaque élève démarre l’année avec le même équipement de base.
La restauration scolaire connaît elle aussi des évolutions notables. Depuis 2025, la part de produits biologiques servis dans les cantines a doublé, et la municipalité interdit désormais trente-neuf additifs alimentaires dans les assiettes. Ces additifs, souvent des colorants ou des conservateurs, disparaissent ainsi des repas servis chaque midi aux enfants. Les menus tiennent compte des allergies, ce qui sécurise les repas des élèves concernés. Surtout, la gratuité de la cantine s’étend à quinze mille enfants dès septembre 2026. En effet, pour les familles les plus modestes, le coût des repas constitue souvent un frein, et cette mesure lève un obstacle concret à une alimentation équilibrée.
Après la classe, la Ville maintient ses études surveillées gratuites. Encadrées par des enseignants volontaires que la municipalité rémunère, elles se déroulent de seize heures trente à dix-sept heures trente dans la plupart des écoles marseillaises. Ce temps encadré permet aux enfants d’avancer leurs devoirs dans le calme. Il rend aussi service aux parents qui travaillent tard et peinent à récupérer leur enfant dès la fin des cours.
L’équipement des salles de classe progresse également. À cette rentrée, toutes les classes des écoles élémentaires disposent d’un écran numérique interactif. Cet outil remplace peu à peu le tableau traditionnel et facilite l’accès aux ressources en ligne, aux images et aux vidéos pédagogiques. Il contribue aussi à réduire l’écart d’accès au numérique entre les élèves, quel que soit leur quartier d’origine. Pour les enseignants, il ouvre de nouvelles façons de capter l’attention des élèves et de varier les supports.
La sécurité aux abords des établissements fait l’objet d’une attention particulière. La Ville limite la vitesse à trente kilomètres par heure devant les écoles, et des traversées piétonnes accompagnées protègent les plus jeunes aux heures d’affluence. Par ailleurs, six nouvelles rues des enfants verront le jour en novembre. Ce dispositif ferme temporairement certaines voies à la circulation aux entrées et sorties de classe, afin d’apaiser les abords et de rendre l’espace aux piétons.
L’été a par ailleurs été mis à profit pour rénover le parc scolaire. Cent quatre-vingt-huit écoles ont bénéficié de travaux, pour un montant de douze millions sept cent mille euros. Un plan canicule de trois millions d’euros a concerné quarante-quatre écoles, avec l’installation de pergolas, de tonnelles, de stores et de brasseurs d’air. Les brasseurs d’air font circuler l’air des salles, tandis que pergolas et tonnelles créent des zones d’ombre dans les cours de récréation. Dans une ville exposée aux fortes chaleurs, ces aménagements rendent les salles plus supportables lorsque les températures grimpent, un enjeu devenu récurrent au fil des étés.
Ces efforts s’inscrivent dans un programme de plus longue haleine. En six ans, la Ville a construit vingt-sept écoles, tandis que quatre-vingt-une font aujourd’hui l’objet de chantiers ou d’études, entre rénovations lourdes, agrandissements et bâtiments neufs. Cette dynamique répond à la pression démographique de certains secteurs, où les effectifs scolaires augmentent d’année en année. Désormais, la municipalité entend poursuivre ce rythme pour absorber les besoins d’une ville en mouvement. Pour les milliers d’écoliers marseillais qui reprennent le chemin de la classe, ces mesures dessinent une rentrée scolaire placée sous le signe du soutien aux familles et de meilleures conditions d’accueil.

