Nanterre À Nanterre, le secteur du Croissant, situé dans la Zac Seine Arche, franchit une nouvelle étape majeure avec la signature de trois promesses de vente sur des terrains stratégiques. Ces accords matérialisent des engagements fermes entre promoteurs et aménageurs et portent le programme d’aménagement à un stade d’avancement remarquable de 80 %. Déjà près de 3 400 logements ont été livrés, tandis que plus de 100 hectares d’espaces publics ont été repensés pour offrir un cadre de vie à la fois aéré, convivial et tourné vers l’avenir. Cette transformation traduit une ambition urbaine globale, mêlant habitations variées, services de proximité, innovations écologiques et mixité sociale exemplaire, renforçant l’attractivité d’un quartier en pleine effervescence au cœur des Hauts-de-Seine.
Les nouveaux projets viennent compléter ce tissu urbain dynamique avec près de 22 000 m2 de surfaces développées et environ 300 logements supplémentaires. Ils intègrent des typologies diverses : une résidence intergénérationnelle, des logements en accession libre pour les primo-accédants, des unités en bail réel solidaire permettant une propriété durable et transmissible, ainsi que des logements locatifs intermédiaires destinés aux ménages modestes. L’offre s’accompagne de services et équipements essentiels, dont un gymnase, une salle de quartier et des commerces de proximité, favorisant une vie de quartier active et équilibrée. Tous ces projets, pilotés par des acteurs reconnus comme Care Promotion, Demathieu Bard Immobilier, Coopimmo et Linkcity, respectent les standards environnementaux les plus exigeants, visant le seuil 2028 de la RE2020, le Label Biosourcé niveau 2 et la certification NF Habitat HQE, garantissant des constructions performantes, saines et intégrées harmonieusement dans leur environnement.
Cette phase 2 d’aménagement succède à une première étape initiée en 2015. À l’époque, un parking obsolète et impersonnel avait été démoli pour libérer de l’espace et permettre la construction du programme immobilier Altana, livré en 2019, qui avait déjà insufflé une nouvelle vitalité au secteur. L’installation concomitante d’une école d’enseignement supérieur du pôle Léonard de Vinci avait attiré une population étudiante dynamique et contribué à créer un quartier hybride mêlant résidence, éducation et création. Aujourd’hui, sous la direction de l’agence MGAU, de l’Atelier Jours et du bureau d’études OGI, la phase 2 déploie un programme mixte associant logements diversifiés, équipements publics stratégiques et commerces ancrés localement. L’objectif est d’améliorer l’attractivité du secteur tout en le reliant de manière fluide aux quartiers voisins et au parc André Malraux, espace vert emblématique qui offre une respiration naturelle indispensable à la qualité de vie urbaine.
Les transformations urbaines prévues s’inscrivent dans une logique de ville plus verte, accessible et humaine. Les aménageurs planifient une végétalisation accrue, des plantations abondantes transformant les franges minérales en corridors de fraîcheur, des trottoirs élargis pour faciliter les déplacements piétons et adaptés aux personnes à mobilité réduite, des pistes cyclables continues et sécurisées, ainsi que des cheminements repensés pour les parents avec poussettes. Le boulevard Patrick Devedjian, limitrophe et réaménagé par le département des Hauts-de-Seine, illustre cette philosophie : il devient un boulevard apaisé avec une vitesse modérée, une multiplication des espaces verts et des traversées piétonnes fluides. Cette requalification crée un lien naturel avec le tissu urbain environnant, connectant La Défense aux quartiers résidentiels et favorisant des déplacements quotidiens plus écologiques et confortables.
Chacun des trois projets a ses spécificités. Le premier, conçu par Hardel Le Bihan Architectes pour Care Promotion, Demathieu Bard Immobilier et Coopimmo, comporte trois bâtiments allant du rez-de-chaussée plus neuf à rez-de-chaussée plus treize étages, totalisant 10 422 m2 SDP et 145 logements diversifiés. Ceux-ci comprennent 68 logements en accession libre, 59 logements locatifs intermédiaires et 18 logements en bail réel solidaire. Les rez-de-chaussée accueillent des commerces, une salle de quartier et un espace de coworking, créant un véritable cœur de vie. Les performances environnementales sont élevées : seuil 2028 RE2020, Label Biosourcé niveau 2, NF Habitat HQE et Label Santé+, garantissant un habitat sain et performant. La livraison est prévue pour mi-2029.
Le deuxième projet, conçu par Brenac & Gonzalez, se distingue par sa morphologie contrastée : deux bâtiments de sept étages et deux de trois étages, pour un total de 7 174 m2 SDP. Il proposera 81 logements diversifiés, dont 49 en accession libre et 32 en bail réel solidaire. Un gymnase municipal intégré au projet devient un équipement structurant pour la pratique sportive, les échanges intergénérationnels et la prévention santé. Les standards environnementaux restent identiques, et la livraison est attendue pour mi-2029.
Le troisième projet, la résidence Neoz, développé par Linkcity et Le Penhuel & Associés, met l’accent sur l’intergénérationnel et l’inclusivité. Sur 4 781 m2 SDP, 85 logements locatifs intermédiaires seront accompagnés de services adaptés, incluant animations sociales, accompagnement à l’autonomie et espaces communs pour toutes les générations. Un commerce alimentaire de 300 m2 complète l’ensemble. Les certifications RE2020 2028, Label Biosourcé, NF Habitat HQE et Biodivercity assurent une performance environnementale maximale et une intégration de la biodiversité urbaine, avec façades végétalisées, toitures fleuries et corridors écologiques. La livraison est prévue fin 2028, un an avant les autres opérations, faisant de ce projet un modèle précurseur d’habitat partagé et durable.
Ces initiatives s’insèrent dans le contexte prestigieux de Paris La Défense, quatrième quartier d’affaires mondial, qui accueille 200 000 salariés, 50 000 habitants et 70 000 étudiants sur 564 hectares. L’activité économique intense est ainsi équilibrée par la mixité résidentielle et les équipements publics du Croissant, évitant la monoculture fonctionnelle et favorisant une vitalité continue.
Nanterre : le Croissant se réinvente
Par Marc Blanc
Publié le 5 février 2026 à 12h08 – Temps de lecture : 5 minutes
