Recrutement renforcé pour les surveillants pénitentiaires

En 2025, le ministère de la Justice poursuit sa dynamique de recrutement avec l’ouverture de 1 000 nouveaux postes de surveillants pénitentiaires. Cette annonce s’inscrit dans la […]

En 2025, le ministère de la Justice poursuit sa dynamique de recrutement avec l’ouverture de 1 000 nouveaux postes de surveillants pénitentiaires. Cette annonce s’inscrit dans la continuité d’une réforme ambitieuse lancée pour revaloriser les carrières et accélérer les parcours professionnels. Le nombre record de candidats aux concours en 2024 témoigne de l’engouement croissant pour ce métier exigeant, mais fondamental pour le maintien de l’ordre et la réinsertion des détenus.

Les surveillants pénitentiaires constituent la troisième force de sécurité du pays, avec plus de 30 000 personnels œuvrant au sein de la Direction de l’administration pénitentiaire. Leur rôle est crucial : assurer la sécurité au sein des établissements, contrôler les déplacements des détenus, gérer les conflits et, surtout, participer activement à la lutte contre la récidive. Ces missions, portées par des équipes formées à la gestion des tensions et à l’accompagnement des détenus, font de ce métier une véritable vocation. Le ministère de la Justice continue ainsi de renforcer cet engagement en offrant à ses agents des perspectives de carrière enrichissantes et une rémunération en hausse, notamment depuis la réforme de janvier 2024, qui a vu l’intégration des surveillants en catégorie B.

Au-delà de la sécurité, une carrière de surveillant pénitentiaire offre des opportunités multiples de spécialisation et d’évolution. Parmi celles-ci, les surveillants peuvent rejoindre des unités d’intervention rapide telles que les équipes régionales d’intervention et de sécurité (Eris), ou encore des unités cynotechniques dédiées à la détection de substances illicites. Autre exemple, ceux qui souhaitent jouer un rôle essentiel dans la sécurité de grands événements peuvent rejoindre les équipes locales de sécurité pénitentiaire. Pour les plus engagés, le parcours peut inclure des rôles d’encadrants ou de formateurs spécialisés.

La rémunération, quant à elle, a été repensée : un surveillant débutant perçoit un salaire net de 2 040 € mensuels, pouvant atteindre 3 099 € pour les grades les plus élevés, et cela sans compter les primes liées aux heures supplémentaires. Les élèves surveillants, en formation rémunérée à l’École nationale d’administration pénitentiaire (Enap), voient leur formation enrichie par des modules spécifiquement orientés vers la sécurité pénitentiaire. De plus, pour les concours en Île-de-France, une prime de fidélisation de 8 000 euros est accordée aux lauréats, reflétant l’importance de l’engagement dans cette région.

Les inscriptions aux concours sont ouvertes jusqu’au 2 mai 2025, et les candidats peuvent choisir entre le concours national, permettant une affectation dans l’un des 187 établissements pénitentiaires à travers la France, et un concours spécial pour l’Île-de-France, où un engagement de six ans est requis. Les épreuves d’admissibilité se tiendront le 5 juin 2025, suivies des épreuves d’admission en août et septembre, avec les résultats prévus pour octobre.

Pour ceux qui souhaitent s’engager dans une carrière au service de la justice et de la sécurité, les opportunités sont multiples, et le ministère de la Justice offre un cadre propice à l’épanouissement professionnel et à la reconquête de valeurs essentielles : responsabilité, réinsertion et engagement. Les candidats intéressés peuvent consulter toutes les informations nécessaires à l’inscription sur la plateforme lajusticerecrute.fr/devenezsurveillant.