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Rosny-sous-Bois : « Photo-graphies urbaines »

Par Marie Aschehoug-Clauteaux
Publié le 19 octobre 2026 à 16h38 – Temps de lecture : 4 minutes

Pas besoin de pousser la porte d’un musée pour voir, cet automne, Rosny-sous-Bois se regarder elle-même. Jusqu’au 18 décembre, le parc Decesari, rue Claude-Pernès, accueille en plein air l’exposition « Photo-graphies urbaines », librement accessible chaque jour aux heures d’ouverture du jardin, de 9h à 18h. Au détour des allées, entre deux bancs et un massif, les promeneurs y croisent des images qui transforment les décors les plus ordinaires de la ville en matière à rêverie. Beaucoup les découvriront sans les avoir cherchées, au fil d’une promenade. L’art y attend le passant plutôt que l’inverse, sans billet ni horaire de visite à respecter. De quoi glisser un peu de poésie dans le plus banal des trajets.
Les œuvres sont nées d’une résidence artistique menée à la Fabrique artistique et numérique par l’artiste Anusha Emrith. Autour d’elle, des participants ont mêlé photographie, dessin et écriture pour poser un autre regard sur leur environnement : un trottoir, une façade, un morceau de ciel coincé entre deux immeubles deviennent le point de départ de compositions où le réel se teinte d’imaginaire. Le résultat, suspendu en plein air, raconte une ville faite de petits riens que l’on ne remarque plus à force de les côtoyer, et rend leur place à des coins de Rosny que ses propres habitants finissent par ne plus voir. L’accès est gratuit et l’exposition s’adresse à tous, des enfants aux curieux de passage.
Derrière ces images, il y a un lieu. Installée mail Jean-Pierre-Timbaud, la Fabrique artistique et numérique héberge des artistes en résidence et ouvre ses ateliers aux habitants désireux de créer de leurs mains, entre pratiques plastiques et outils numériques. En sortant les créations dans un parc plutôt que de les confiner entre quatre murs, la Ville fait le pari d’un art qui va au-devant des gens, quitte à les surprendre un matin de marche ou de sortie d’école. Une manière, aussi, de rappeler qu’un jardin public peut devenir un espace de culture à part entière, où amateurs et artistes confirmés se donnent la réplique. Ouvert à l’année, le lieu ne demande qu’à être investi par les Rosnéens.
L’automne rosnéen ne se vit pas qu’au fil des expositions. Jusqu’au 6 novembre, la municipalité invite ses jeunes diplômés à s’inscrire, via l’Espace citoyens, à la soirée des lauréats. Titulaires d’un CAP ou d’un baccalauréat général, professionnel ou technologique y seront mis à l’honneur, manière de rappeler que la réussite scolaire se fête aussi à l’échelle d’une ville, et pas seulement dans le cercle familial. Pour beaucoup de familles, ce rendez-vous est l’occasion de voir reconnaître, par la collectivité, des années d’efforts souvent discrets. En suivant ainsi le parcours de ses jeunes, la commune leur adresse aussi un encouragement à poursuivre.
Les plus jeunes ne sont pas oubliés. Jusqu’au 24 octobre, la Ville déroule un grand rendez-vous dédié aux tout-petits, de la naissance à trois ans, et à leurs parents, autour d’activités d’éveil. Les adolescents, eux, ont la Toussaint pour horizon : au Cercle J, rue Richard-Gardebled, les 11-17 ans peuvent s’inscrire jusqu’au 29 octobre aux loisirs proposés pendant les congés. Ouverte les mardis, jeudis et vendredis de 14h à 18h, et le mercredi jusqu’à 19h, la structure jeunesse sert de point d’ancrage à celles et ceux qui cherchent, le temps d’une quinzaine, à échapper à l’ennui des journées sans classe.
Dans les deux cas, l’inscription se prend en amont, signe d’une programmation pensée bien avant les premiers jours de congé.