C’est l’un des grands rendez-vous sportifs de l’automne parisien. Dimanche 11 octobre, la 48e édition des 20 km de Paris s’élancera du pont d’Iéna, au pied de la tour Eiffel. Le premier départ sera donné vers 9h, puis les coureurs partiront par vagues successives tout au long de la matinée, afin de fluidifier le passage sur les premiers kilomètres. Près de 30 000 participants sont attendus, des athlètes aguerris aux amateurs venus relever un défi personnel, dans une ambiance bon enfant devenue la marque de fabrique de l’épreuve.
Née en 1979, la course est devenue une institution. Chaque automne, elle transforme l’ouest de la capitale en un immense ruban de dossards colorés et rassemble aussi bien des élites capables de boucler la distance en moins d’une heure que des marcheurs avançant à leur rythme. Les barrières horaires, généreuses, laissent jusqu’à près de trois heures pour rallier l’arrivée : l’essentiel, ici, est d’abord de participer et de profiter du décor, dans une capitale rendue aux piétons le temps d’une matinée.
En tête de course, l’épreuve attire aussi l’élite du fond, souvent emmenée par des athlètes est-africains venus chercher un chrono rapide sur ce tracé favorable. Mais le gros du peloton reste composé d’anonymes : clubs, collègues réunis pour l’occasion, familles et coureurs solitaires, tous lancés sur la même ligne. Beaucoup visent un objectif chronométrique, d’autres se contentent de savourer le parcours, l’appareil photo à la main.
Le parcours promet une véritable carte postale. Après le départ au pied de la Dame de fer, les concurrents passeront par le Trocadéro et l’Arc de Triomphe, avant de filer vers le bois de Boulogne et les abords de Roland-Garros. Le retour longera la Maison de la Radio, puis les quais de Seine en vue du Grand Palais et des Tuileries, pour une arrivée spectaculaire face à la tour Eiffel. Un tracé réputé roulant, qui alterne larges avenues et portions ombragées, et offre aux coureurs quelques-unes des plus belles vues de la ville.
Pour soutenir l’effort, les organisateurs ont prévu des ravitaillements répartis sur l’ensemble du parcours, ainsi que des orchestres et des groupes de musique installés quasiment à chaque kilomètre. Des postes de secours seront également déployés tout au long du tracé. L’épreuve conserve par ailleurs sa dimension solidaire : une partie des inscriptions sera reversée à l’Association Grégory Lemarchal, fidèle à une tradition installée depuis plusieurs années.
Les plus jeunes ne sont pas oubliés. Autour de l’épreuve reine, des courses enfants et des formats plus courts, de 5 à 15 kilomètres, permettront à chacun de trouver sa distance. Une version connectée, à courir où l’on veut, complète le dispositif pour celles et ceux qui ne pourront pas être présents dimanche. De quoi faire de ce week-end un rendez-vous ouvert à tous les niveaux et à toutes les envies.
Pour les spectateurs, l’événement est aussi une fête. Les trottoirs de l’Ouest parisien se garnissent chaque année d’encouragements, et l’arrivée au pied de la tour Eiffel offre un spectacle très photographié. Les proches des coureurs ont intérêt à repérer à l’avance les points de passage les plus accessibles, la densité de la foule pouvant compliquer les déplacements sur place en milieu de matinée.
Pour rejoindre le départ comme pour repartir, les transports en commun resteront le meilleur allié : plusieurs stations de métro et de RER desservent les abords du Champ-de-Mars et du Trocadéro, et se révéleront bien plus fiables que la voiture. Les coureurs ont intérêt à arriver largement en avance, le temps de déposer leurs affaires au vestiaire et de rejoindre leur sas de départ sans stress.
Sport : les 20 km de Paris s’élancent
Par Renaud Morelli
Publié le 7 octobre 2026 à 08h33 – Temps de lecture : 4 minutes
