Face aux épisodes pluvieux intenses qui ont récemment touché le Var, marqués par des cumuls records et des phénomènes d’inondation, Estérel Côte d’Azur Agglomération engage des travaux de modernisation sur ses infrastructures hydrauliques. Les barrages écrêteurs de crue des Cous et du Saint-Esprit, situés sur le bassin versant Valescure-Pédégal-Garonne, à cheval sur les communes de Saint-Raphaël et de Fréjus, font ainsi l’objet d’une intervention stratégique. Ces ouvrages jouent un rôle essentiel dans la prévention des risques naturels, en permettant de réguler les écoulements d’eau lors des fortes pluies et de limiter les débordements susceptibles d’impacter les zones urbanisées.
Les barrages des Cous et du Saint-Esprit remplissent une fonction stratégique en retenant temporairement une partie des volumes d’eau lors des fortes pluies. Ce mécanisme permet de réguler l’écoulement des cours d’eau et de limiter les débits en aval, réduisant ainsi les risques d’inondation dans les zones urbanisées. Le barrage du Saint-Esprit peut créer une retenue maximale d’environ 585 000 mètres cubes, tandis que celui des Cous dispose d’une capacité plus importante, pouvant atteindre 2 100 000 mètres cubes lors d’un épisode de crue. Ces volumes de stockage jouent un rôle déterminant lors des événements météorologiques les plus intenses.
En fonctionnement normal, ces retenues sont maintenues quasiment vides afin de préserver leur capacité de stockage en cas d’événement majeur. Cette gestion garantit que les ouvrages peuvent être pleinement mobilisés lorsque les conditions l’exigent. Seule une retenue permanente d’environ 60 000 mètres cubes est conservée. Elle présente un intérêt écologique, en favorisant la faune aquatique, mais aussi un intérêt paysager et des usages locaux comme la pêche ou la défense des forêts contre l’incendie.
Afin de permettre la réalisation des travaux, ces retenues permanentes ont été temporairement vidées. Cette opération était nécessaire pour intervenir sur les équipements situés sous le niveau de l’eau. Elle a notamment permis de remplacer les vannes de fond, dispositifs essentiels qui assurent la vidange des retenues et le bon fonctionnement des ouvrages. Leur renouvellement répond à des enjeux de sécurité et de fiabilité. La vidange du barrage du Saint-Esprit a également permis de mener une action d’éradication d’une espèce exotique envahissante, l’escargot ampullaire, susceptible de perturber les équilibres écologiques du site.
Les travaux prévoient l’installation, pour chacun des ouvrages, d’une nouvelle vanne murale commandée par vérin hydraulique, associée à une centrale hydraulique motorisée. Ce système permet un contrôle plus précis et plus sécurisé de l’ouverture et de la fermeture des vannes. La Communauté d’agglomération a par ailleurs adapté le projet afin d’améliorer les conditions d’intervention des agents chargés de l’exploitation. Ces évolutions contribuent à renforcer la fiabilité des équipements tout en facilitant leur maintenance.
Le chantier se déroule en plusieurs phases sur l’année 2026. Jusqu’à fin mars, les travaux préparatoires et la fabrication des nouvelles vannes mobilisent les équipes techniques. De début avril à fin mai, l’installation des équipements constituera le cœur de l’intervention. De fin mai jusqu’à l’automne, des essais de fonctionnement et des vérifications d’étanchéité permettront de s’assurer de la parfaite efficacité des dispositifs. La livraison du chantier est prévue à l’automne 2026, avant la saison des pluies.
À l’issue des travaux, le remplissage des retenues permanentes s’effectuera naturellement avec les précipitations. Un contact sera établi avec la Fédération de pêche afin d’étudier la mise en place d’une convention de rempoissonnement, permettant de reconstituer les populations piscicoles et de restaurer l’attractivité du site.

