Dans un monde où la transition énergétique prend de plus en plus de place dans les priorités économiques et environnementales, certaines entreprises se démarquent déjà par […]
Dans un monde où la transition énergétique prend de plus en plus de place dans les priorités économiques et environnementales, certaines entreprises se démarquent déjà par leurs initiatives ambitieuses. Le Groupe Noblet, acteur majeur dans la location d’engins et de camions de chantier, en fait partie. Ce n’est pas un hasard si cet acteur pionnier a récemment ouvert les portes de son site à Serris pour une visite immersive en partenariat avec GRDF et la CCI Paris Île-de-France, afin de démontrer l’impact concret de la mobilité durable et de l’usage du BioGNV (Gaz naturel Véhicule 100 % renouvelable).
Un événement d’importance, qui marque un moment clé dans l’accélération de la décarbonation des entreprises et des territoires franciliens. Accompagnés de Florence Mourey, directrice adjointe Clients Territoires Île-de-France chez GRDF, de Dominique Restino, président de la CCI Paris Île-de-France et de Jean-Charles Herrenschmidt, président de la CCI Seine-et-Marne, les acteurs du secteur ont pu s’immerger dans les solutions concrètes déployées pour transformer la mobilité et répondre aux enjeux environnementaux.
Le Groupe Noblet incarne parfaitement ce modèle d’entreprise engagée dans la mobilité durable. Depuis plusieurs années, il s’investit dans la réduction de son empreinte carbone, et ce, par le biais d’une flotte alimentée en bioGNV. En tant que leader dans la location d’engins de chantier, Noblet a vu l’importance de prendre le virage de l’écoresponsabilité, et ce, avec des résultats probants. L’entreprise, présidée par Laurent Galle, a en effet opté pour une conversion de 30 % de sa flotte au bioGNV, un choix motivé par trois principaux critères : son impact environnemental, son coût compétitif, et sa praticité.
Mais qu’est-ce qui distingue réellement le bioGNV de solutions plus conventionnelles comme le diesel ? Tout d’abord, le bioGNV réduit de manière spectaculaire les émissions de CO2 – jusqu’à 80 % par rapport aux véhicules diesel Euro VI. Mais ce n’est pas tout. Grâce à une réduction de 70 % des émissions de NOx et de 98 % de NO2, les véhicules fonctionnant au bioGNV améliorent significativement la qualité de l’air, tout en permettant une circulation sans restriction dans les Zones à faibles émissions (ZFE), comme celle de la Métropole du Grand Paris. Autre point non négligeable : ces véhicules sont deux fois moins bruyants que leurs homologues diesel, réduisant ainsi les nuisances sonores dans les environnements urbains.
Le bioGNV, ou gaz naturel véhicule renouvelable, se positionne comme une solution opérationnelle et accessible pour accompagner la transition énergétique des entreprises. Pour le Groupe Noblet, il a permis de réaliser une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre et d’autres particules polluantes. En parallèle, l’entreprise permet également à ses clients de louer des véhicules verts, contribuant ainsi à la démocratisation de la mobilité propre sur les chantiers. Il ne s’agit pas seulement de transformer la flotte de l’entreprise, mais aussi de partager les bénéfices de ces choix énergétiques avec l’ensemble du secteur.
Cette démarche s’inscrit dans une stratégie globale, soutenue par des partenariats avec des acteurs comme GRDF, mais aussi des initiatives d’économie circulaire, comme l’intégration de la méthanisation. Une stratégie qui démontre que la transition énergétique peut se conjuguer avec performance et rentabilité.
Depuis 2021, la CCI Seine-et-Marne travaille main dans la main avec GRDF, le Conseil départemental, et des entreprises locales pour faciliter l’adoption de solutions de mobilité durable. Ce partenariat public-privé a donné naissance à plusieurs projets novateurs, visant à soutenir l’implantation de stations d’avitaillement pour véhicules au bioGNV. En Seine-et-Marne, département clé dans la production de gaz vert, ce réseau de stations se renforce chaque année, et 13 stations publiques sont déjà opérationnelles.
Mais l’enjeu ne s’arrête pas à la mise en place d’infrastructures. L’implantation de méthaniseurs agricoles joue un rôle central dans cette démarche. En 2024, le territoire comptait 45 sites de méthanisation et produit annuellement l’équivalent énergétique nécessaire pour alimenter 232 000 logements neufs et 3 700 bus au bioGNV. À l’horizon 2030, l’objectif est d’atteindre 2,5 TWh/an, soit 75 % de la consommation résidentielle du département, un véritable modèle d’économie circulaire.
Jean-Charles Herrenschmidt a souligné l’importance de ce partenariat et de l’engagement collectif. « Depuis 2021, nous accompagnons les entreprises dans leur transition énergétique en construisant une mobilité plus propre et plus verte. Ce dialogue public-privé est essentiel pour structurer la filière locale et garantir une transition réussie. » Un point de vue partagé par Florence Mourey : « Notre mission est de soutenir les territoires pour qu’ils puissent déployer des solutions de mobilité propre, notamment via le bioGNV, et densifier le maillage de stations pour que chaque acteur puisse entamer sa transition énergétique. »
De son côté, Dominique Restino a conclu : « Garantir la sécurité énergétique tout en réduisant l’impact environnemental, c’est notre objectif commun. Nous sommes pleinement engagés à fournir aux entreprises des solutions concrètes pour réussir cette transition. »
Cet événement et ces initiatives démontrent une fois de plus que la transition énergétique n’est pas qu’une promesse, mais bien une réalité en marche. À travers la mobilité durable, le bioGNV et l’économie circulaire, les entreprises, soutenues par des acteurs publics engagés, ouvrent la voie à un futur plus respectueux de l’environnement. Grâce à des actions concrètes, à une collaboration active entre les secteurs public et privé, et à des solutions comme le bioGNV, la région francilienne s’affirme résolument comme un modèle de transition énergétique pour demain.