Une bonne nouvelle arrive enfin pour plusieurs sinistrés du département. Ce mardi 22 septembre, l’État a officiellement reconnu l’état de catastrophe naturelle pour trois communes des Alpes-Maritimes. Cette décision ouvre la voie à une indemnisation pour les habitants touchés par des intempéries.
L’arrêté interministériel, daté du 11 septembre, a été publié au Journal officiel ce même mardi. Concrètement, il concerne les communes d’Isola, de Rigaud et d’Auribeau-sur-Siagne. Chacune a connu des événements climatiques distincts, à des périodes différentes.
Pour Isola, la reconnaissance porte sur de violentes inondations et coulées de boue. Ces intempéries se sont abattues sur la commune le 16 août dernier. De son côté, Rigaud a subi un phénomène similaire, mais deux jours plus tôt, le 14 août 2026.
Ces deux communes de l’arrière-pays niçois ont ainsi payé un lourd tribut à un orage particulièrement violent. Ce type de phénomène météorologique, souvent localisé, peut provoquer des dégâts considérables en quelques heures seulement. La rapidité de ces intempéries laisse généralement peu de temps aux habitants pour réagir.
La situation d’Auribeau-sur-Siagne diffère quant à elle sensiblement. Cette commune obtient en effet une reconnaissance pour des mouvements de terrain remontant aux 30 et 31 janvier 2025. Concrètement, cette procédure a donc nécessité plus d’un an et demi de traitement administratif. Ce délai illustre bien la complexité des expertises requises pour ce type de dommages structurels.
Florent Rossi, maire d’Auribeau-sur-Siagne, s’est logiquement réjoui de cette annonce tant attendue. Selon lui, cette reconnaissance représente une très bonne nouvelle pour l’ensemble des administrés concernés. Il souligne notamment que les habitants sinistrés pourront désormais faire valoir leurs droits auprès de leurs assurances.
Sur le plan pratique, cette reconnaissance officielle déclenche un processus précis pour les sinistrés. Ils disposent en effet de 30 jours, à compter de la publication de l’arrêté, pour agir. Durant ce délai, chaque assuré touché doit transmettre un état estimatif de ses pertes à son assureur.
Pour constituer ce dossier, plusieurs pièces justificatives s’avèrent indispensables. Photos des dégâts, factures, devis de réparation ou constats peuvent notamment appuyer chaque déclaration. De même, tout courrier déjà envoyé aux services municipaux peut utilement compléter le dossier du sinistré.
Par ailleurs, cette procédure ne concerne pas uniquement les particuliers. Les entreprises ayant subi des dommages similaires peuvent également prétendre à cette indemnisation. Il leur suffit de suivre la même démarche auprès de leur propre assureur.
Pour les communes n’ayant pas encore déposé de demande initiale, tout espoir n’est pas perdu. La réglementation prévoit en effet un délai de 24 mois, à compter du début de l’événement concerné, pour formuler une telle requête. Cette disposition laisse donc une marge de manœuvre appréciable aux collectivités les plus tardives.
En cas de doute sur les démarches à suivre, les sinistrés peuvent se rapprocher de leur mairie. Les services départementaux compétents peuvent également fournir une attestation utile pour accompagner cette procédure d’indemnisation auprès des assurances.

