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La Tête la première à Enghien-les-Bains

Par Marc Blanc
Publié le 27 mars 2026 à 11h19 – Temps de lecture : 4 minutes

Enghien-les-Bains, élégante station thermale du Val-d’Oise nichée à seulement douze kilomètres de Paris, s’apprête à accueillir la deuxième édition du festival La Tête la première les jeudi 2 et vendredi 3 avril 2026 au Centre des Arts, établissement culturel emblématique situé au 12-16 rue de la Libération. Cet événement multidisciplinaire, qui déploie ses activités de 18h à minuit chaque soir, ouvre grand les portes de ce complexe moderne pour offrir au public une expérience festive englobant danse contemporaine, concerts live, sets électro, projections cinématographiques et performances théâtrales. Organisé par le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains, pôle de création dédié aux arts numériques et scéniques depuis son inauguration en 2000, ce rendez-vous printanier promet une programmation éclectique où les disciplines se répondent dans un cadre intimiste propice aux découvertes inattendues et aux échanges conviviaux.
Dès le jeudi 2 avril à 18h, le festival décolle avec une soirée d’ouverture vibrante qui pose les bases d’une immersion totale dans l’univers créatif contemporain. Hélène Sio, révélation pop française en pleine ascension, présentera en première partie son premier EP Les Ratures, un recueil de chansons où textes introspectifs et mélodies enlevées capturent les soubresauts émotionnels, de la mélancolie à l’euphorie. Cette artiste montante, dont le style mêle influences indie et production soignée, incarne parfaitement l’esprit audacieux du festival en explorant les contradictions intimes avec une maturité rare. La soirée se prolonge ensuite par des DJ sets électro et des performances dansées qui animent les différents espaces du Centre, transformant le lieu en un village artistique bouillonnant où chaque recoin réserve sa surprise.
Le vendredi 3 avril réserve une programmation encore plus dense, avec le spectacle Turfu de la compagnie Materia à 19h comme temps fort de la journée. Cette création, accompagnée d’un bar et d’une petite restauration sur place, fusionne arts du mouvement et musiques immersives pour proposer une réflexion ludique sur les futurs possibles, dans un univers hybride où le corps dialogue avec des projections numériques. Le festival s’étend sur l’ensemble des équipements du Centre des Arts – grande salle de spectacle, studio de danse, espaces immersifs équipés de technologies 360° –, permettant une cohabitation fluide entre concerts intimistes, battles chorégraphiées et soirées clubbing prolongées jusqu’à 23 h 59. Des passes journaliers payants, disponibles via la billetterie Shotgun, garantissent l’accès à l’ensemble des propositions, tandis que des formules week-end facilitent la participation pour les habitants du Val-d’Oise et les Parisiens en quête d’évasion culturelle à deux pas de la capitale.
Ce festival s’inscrit dans la mission du Centre des Arts d’Enghien-les-Bains, qui depuis un quart de siècle fait rayonner la commune thermale comme un laboratoire des arts vivants et numériques. Doté d’une scène nationale labellisée depuis 2018, l’établissement accueille annuellement plus de 30 000 spectateurs grâce à une programmation qui conjugue créations locales et invités nationaux, dans un bâtiment signé par l’architecte Jean Nouvel. La Tête la première prolonge cette dynamique en adoptant une formule marathon sur deux soirs, où le public navigue librement entre les salles pour cumuler expériences sensorielles et rencontres avec les artistes. Enghien-les-Bains, avec ses 10 500 habitants, ses bords de lac et son casino historique, offre un écrin idyllique à cet événement : après le spectacle, les noctambules peuvent prolonger la soirée dans les brasseries du lac ou profiter des thermes naturels qui ont fait la renommée de la ville depuis le XIXe siècle.
L’initiative répond à un besoin croissant de festivals hybrides dans le Val-d’Oise, département qui peine parfois à concurrencer l’offre culturelle parisienne malgré sa proximité. La première édition de 2025 avait marqué les esprits par son énergie communicative, attirant un public jeune et familial avide de transversalité artistique. Pour 2026, les organisateurs annoncent des nouveautés comme des installations interactives en réalité virtuelle et des collaborations inédites entre danseurs et musiciens live, renforçant l’identité festive et accessible du rendez-vous. Payant mais abordable, avec des tarifs progressifs selon les formules, le festival s’adresse à tous les publics, des amateurs de pop éclairée aux fêtards en quête de beats puissants, dans une commune reliée par le RER C et les bus directs depuis Gare du Nord.