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Parcoursup boucle sa phase principale et prolonge l’accompagnement jusqu’en septembre

Des étudiants échangent pendant la phase complémentaire de Parcoursup
Par Marc Blanc
Publié le 22 juillet 2026 à 09h32 – Temps de lecture : 4 minutes

La phase principale d’admission de Parcoursup s’est achevée ce mardi 21 juillet 2026, et le ministère de l’Éducation nationale a dressé un premier bilan de la campagne. Selon les données de suivi, 576 749 bacheliers et 152 351 étudiants ont reçu au moins une proposition d’admission. Désormais, la phase complémentaire prend le relais pour les candidats encore sans solution, tandis que l’accompagnement personnalisé se poursuit jusqu’à la mi-septembre.

Cette campagne s’est déroulée dans un contexte de forte hausse du nombre d’inscrits. Cette année, 66 000 candidats supplémentaires se sont connectés à la plateforme. Les lycéens ont été 660 000, soit 10 000 de plus qu’en 2025. Les étudiants en réorientation ont atteint 206 000, en progression de 23 000 sur un an. Malgré cet afflux, près de neuf lycéens sur dix ont déjà obtenu au moins une réponse à leurs vœux de poursuite d’études. Du côté des étudiants, plus de sept sur dix ont reçu au moins une réponse à leurs vœux de réorientation.

La rapidité du dispositif explique en partie ces résultats. Dès le premier jour de la phase d’admission, 2,9 millions de propositions ont été adressées aux candidats, contre 2,7 millions un an plus tôt. Ainsi, 66 % des lycéens ont reçu une proposition dès cette première journée, et plus de 80 % d’entre eux en tenaient une une semaine après l’ouverture. Pour réduire le stress lié à l’attente, le ministère avait déployé de nouveaux outils. Les simulateurs de possibilités d’admission ont totalisé 20 millions de consultations, et le site d’entraînement à la phase d’admission a servi à 275 000 candidats.

Les candidats ayant accepté une proposition procèdent maintenant à leur inscription administrative, selon les modalités fixées par chaque établissement. Certains, en revanche, ne rejoindront pas les bancs de l’université ou d’une école. Comme chaque année, une partie des lycéens choisit finalement un autre chemin après les résultats du baccalauréat. Ils étaient un peu plus de 162 000 à signaler, au moment de confirmer leurs vœux, un projet extérieur à la plateforme, qu’il s’agisse d’une formation hors Parcoursup, d’études à l’étranger, d’un service civique ou d’une entrée directe dans l’emploi. Environ 50 000 étudiants en réorientation avaient de même formulé des vœux de précaution en attendant leurs propres résultats. À mesure que ces projets se concrétisent, ces candidats se désinscrivent et libèrent des places.

Pour ceux qui n’ont pas encore trouvé de formation, la phase complémentaire reste ouverte jusqu’au 10 septembre 2026. Elle autorise de nouveaux vœux vers les cursus disposant encore de disponibilités. Plus de 83 000 places vacantes figurent déjà dans 6 000 formations variées, des licences aux BTS, en passant par les BUT, les classes préparatoires et les écoles, et ce volume évolue tout au long de l’été. L’apprentissage constitue une autre porte d’entrée. En effet, 11 300 formations en alternance sont proposées par des centres de formation d’apprentis, avec des vœux possibles jusqu’au 8 septembre 2026. Des messages ciblés orientent les candidats vers les entreprises qui recrutent, et des cellules régionales interministérielles suivront les jeunes en quête d’un contrat.

La phase complémentaire n’épuise pas les solutions disponibles. Depuis le 1er juillet, les commissions d’accès à l’enseignement supérieur, les CAES, contactent par téléphone chaque lycéen et chaque étudiant resté sans proposition. À ce jour, 5 781 bacheliers et 719 étudiants bénéficient de ce suivi dans leur académie. Pilotées par les recteurs, ces commissions rassemblent les acteurs du secondaire et du supérieur, les Crous et les partenaires territoriaux chargés de l’orientation et de l’insertion. Elles peuvent proposer des places vacantes, mais aussi mobiliser le dispositif AvenirPro+ en lycée ou l’appui des missions locales. L’expérience récente invite d’ailleurs à l’optimisme. En 2025, 22 000 candidats avaient saisi les CAES, et seuls 38 d’entre eux restaient encore accompagnés au terme de la procédure.

Au-delà des chiffres, cette étape marque une transition majeure pour toute une génération, entre la scolarité au lycée et l’entrée dans la vie étudiante. Le ministère invite d’ailleurs les usagers, familles comprises, à faire part de leur satisfaction et de leurs attentes. Leurs retours nourriront les évolutions de la plateforme pour les campagnes suivantes. D’ici la mi-septembre, l’enjeu demeure le même pour les équipes mobilisées, à savoir proposer une solution concrète à chaque jeune encore en attente.