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Yves Palmiéri élu à la présidence du nouveau conseil communautaire de la Vallée du Gapeau

Par Jonathan Caron
Publié le 15 avril 2026 à 09h00 – Temps de lecture : 4 minutes

À chaque renouvellement des conseils municipaux succède celui des intercommunalités, qui en sont l’émanation directe. C’est dans ce cadre que le conseil communautaire de la Communauté de communes de la Vallée du Gapeau, intercommunalité varoise située aux portes de l’aire toulonnaise, a été officiellement installé le lundi 13 avril 2026 à neuf heures, pour le mandat 2026-2032. Cette séance d’installation, première réunion de la nouvelle assemblée, faisait suite aux élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026, qui ont désigné dans chaque commune les conseillers appelés à siéger au niveau intercommunal.

L’installation d’un conseil communautaire constitue un moment fondateur dans la vie d’une intercommunalité. C’est lors de cette première séance que l’assemblée nouvellement élue se constitue, vérifie la régularité des désignations issues du scrutin et procède à l’élection de son exécutif. Tant que cette étape n’a pas eu lieu, la collectivité fonctionne sur la base de l’ancienne mandature, dans une forme de continuité provisoire. L’installation marque donc le véritable point de départ des six années à venir, durant lesquelles les élus auront la charge des compétences exercées en commun par les communes membres, de la gestion de l’eau à la collecte des déchets.

Le temps fort de cette séance a été l’élection du président de la Communauté de communes. Yves Palmiéri, maire de La Farlède, a été reconduit à la tête de l’intercommunalité, élu à l’unanimité par ses pairs. Ce vote unanime, sans voix discordante, témoigne d’un consensus entre les communes de la vallée autour de la continuité, à un moment où la collectivité doit engager les grands chantiers du nouveau mandat. La fonction de président d’une communauté de communes est déterminante, puisqu’elle revient à animer l’assemblée, à fixer l’ordre du jour des séances, à préparer et exécuter ses décisions, et à représenter la collectivité dans ses relations avec les autres institutions, du Département à la Région en passant par l’État.

Après l’élection du président, l’assemblée a désigné les vice-présidents qui formeront, à ses côtés, le bureau communautaire. Jérémie Fabre, maire de Solliès-Toucas, a été élu premier vice-président, suivi d’André Garron, maire de Solliès-Pont, comme deuxième vice-président. Bruno Aycard, maire de Belgentier, occupe la troisième vice-présidence, tandis que Roger Castel, maire de Solliès-Ville, a été désigné quatrième vice-président. Cette répartition illustre un principe au cœur du fonctionnement intercommunal, celui d’un équilibre entre les communes qui composent le territoire, chacune trouvant sa place dans la gouvernance de l’ensemble.

La présence des maires de plusieurs communes au sein de l’exécutif n’a rien d’un hasard. Dans une intercommunalité, les vice-présidents se voient généralement confier des délégations thématiques, qu’il s’agisse des finances, de l’eau et de l’assainissement, des déchets, de l’aménagement ou du développement économique. En s’appuyant sur des élus de communes différentes, le bureau garantit que les sensibilités et les besoins de chaque territoire soient pris en compte dans la conduite des politiques communes. Cette logique de coopération est la raison d’être même d’une communauté de communes, qui permet à des villages de mutualiser des moyens qu’aucun ne pourrait porter seul.

Le scrutin des 15 et 22 mars 2026 qui a précédé cette installation s’inscrivait dans le cycle national des élections municipales, organisées tous les six ans dans l’ensemble des communes françaises. Depuis la réforme du mode de scrutin, les électeurs des communes les plus peuplées désignent simultanément leurs conseillers municipaux et leurs représentants à l’intercommunalité, sur un même bulletin, ce qui renforce la légitimité démocratique de ces assemblées longtemps perçues comme éloignées des citoyens. C’est donc une équipe directement issue des urnes qui prend désormais les commandes de la Vallée du Gapeau.

Avec cette nouvelle gouvernance installée, la Communauté de communes entre dans une phase de mise en route. Ses services ont d’ailleurs annoncé que les supports d’information seraient prochainement actualisés pour refléter la composition de cette mandature. Pour les habitants des communes de la vallée, cette installation ouvre une période de six années au cours de laquelle se décideront, à l’échelle intercommunale, des choix très concrets en matière de services publics, d’environnement et d’aménagement du territoire qu’ils partagent au quotidien.