Les vacances de la Toussaint s’étirent cette année du samedi 17 octobre au dimanche 1er novembre, avec une rentrée fixée au lundi 2. Deux semaines à remplir, donc, et pas toujours un budget pour le faire. La Ville de Paris met, là encore, une bonne part de son offre à portée de toutes les bourses, entre stages sportifs, ateliers créatifs et musées. Petit tour d’horizon avant que les créneaux ne se referment.
La pièce maîtresse s’appelle « Paris sport vacances ». Le dispositif municipal propose aux 7-17 ans des stages qui mêlent pratique sportive et découverte culturelle à chaque coupure scolaire. La formule demi-journée – de 9h à 12h ou de 14h à 17h – est gratuite ; la journée complète, de 9h à 17h, repas et goûter compris, est facturée selon le quotient familial parisien. L’inscription passe par un compte Mon Paris, et mieux vaut avoir fait calculer son quotient au préalable : sans quoi, c’est le tarif maximal qui s’applique. Les tranches d’âge changent d’une discipline à l’autre. L’idée tient en une ligne : qu’aucun enfant ne reste sur le trottoir faute de moyens. Les disciplines vont des sports de ballon aux arts du cirque, selon les équipements et les créneaux ouverts.
Pour les mains plutôt que pour les jambes, le théâtre Idéogram, dans le 20e, accueille des ateliers gratuits en famille du 19 au 30 octobre, chaque matin en semaine. La première semaine fait voyager petits et grands à travers les « contes du monde », entre lectures, dessins et musique ; la seconde tourne autour du corps, du mouvement et de l’expression. De quoi conjuguer l’imaginaire et la dépense d’énergie, loin des écrans. L’entrée est libre, mais sur réservation : le nombre de places reste compté, et les premiers arrivés sont les premiers servis.
Côté culture, les quatorze musées de la Ville de Paris – Carnavalet, Petit Palais, Musée d’Art moderne, maison de Victor Hugo et les autres – rappellent que l’accès à leurs collections permanentes est gratuit toute l’année, et déploient pendant les vacances visites et ateliers pour le jeune public. Un réflexe commode les jours de pluie, à condition de noter que ces établissements ferment le lundi : le 26 octobre, il faudra viser ailleurs. Certaines expositions temporaires, elles, restent payantes, mais la gratuité des collections suffit à occuper une après-midi. Les bibliothèques municipales, elles aussi gratuites, programment de leur côté contes et petits ateliers tout au long de la quinzaine.
Dans les quartiers, les centres Paris Anim’ – ces équipements de proximité soutenus par la Ville – ouvrent eux aussi des stages pour la Toussaint, du théâtre à la danse, de la cuisine au numérique, souvent pour quelques euros. Chaque mairie d’arrondissement publie son propre agenda, et il n’est pas rare qu’une animation gratuite se cache à deux rues de chez soi. Encore faut-il s’y intéresser avant le dernier moment, car les listes d’attente se forment vite, surtout pour les stages les plus courus.
Les curieux de sciences, eux, pousseront jusqu’au Jardin des Plantes, où le festival Pariscience s’installe du 22 au 26 octobre. Dédié au cinéma scientifique, il aligne documentaires et échanges avec des chercheurs, souvent pensés pour les familles. Projections et rencontres y sont gratuites, la réservation étant simplement conseillée pour les séances en salle. L’occasion de prolonger la sortie par une flânerie dans les galeries et les allées, à la lisière du 5e arrondissement, avant que l’automne ne dépouille tout à fait les arbres.
Un même mot d’ordre traverse ce programme : s’y prendre tôt. La plupart des activités, gratuites ou non, imposent une réservation, et certaines affichent complet en quelques jours à peine. Le portail Que faire à Paris ? en recense, jour après jour, l’essentiel. Un compte Mon Paris à jour, un quotient familial renseigné et un peu d’anticipation suffisent, le plus souvent, à transformer deux semaines sans école en autant d’occasions de bouger, de lire et de regarder sans quitter la capitale.
Vacances : la Toussaint, sport et contes compris
Par Renaud Morelli
Publié le 19 octobre 2026 à 12h12 – Temps de lecture : 4 minutes
