Le Département du Val-d’Oise réaffirme son engagement en faveur de la protection des espaces naturels et de la biodiversité en soutenant le programme d’actions annuel conduit par l’Office national des forêts. Cette décision concerne les forêts domaniales de Montmorency, de L’Isle-Adam et de Carnelle, trois massifs emblématiques du territoire valdoisien qui jouent un rôle essentiel à la fois sur le plan écologique, paysager et social. À travers ce partenariat, la collectivité entend préserver durablement des espaces qui contribuent à la qualité de vie des habitants, à l’équilibre environnemental du département et à son attractivité. Pour le Département, il ne s’agit pas seulement de protéger des surfaces boisées, mais bien de maintenir des milieux vivants, accessibles et sécurisés, capables de continuer à remplir leurs fonctions écologiques tout en restant ouverts aux promeneurs, aux familles et aux usagers du quotidien.
Marie-Christine Cavecchi, présidente du Département du Val-d’Oise, souligne l’importance stratégique de ces massifs dans la politique environnementale locale. Selon elle, la protection et la valorisation des forêts domaniales constituent un enjeu majeur pour le territoire. Elle rappelle que ces espaces sont de véritables réservoirs de biodiversité, tout en participant à l’équilibre écologique du département, à son attractivité et au cadre de vie des Valdoisiens. La présidente insiste également sur la nécessité d’assurer la préservation de ce patrimoine naturel pour les générations à venir, dans une perspective de long terme. Les trois forêts représentent des surfaces considérables : 1 965 hectares pour Montmorency, 1 547 hectares pour L’Isle-Adam et 975 hectares pour Carnelle. Ensemble, elles forment des ensembles forestiers de grande valeur, à la fois par leur diversité biologique, leur rôle dans la régulation des milieux naturels et leur importance pour les habitants qui y trouvent des espaces de promenade et de contact avec la nature. Dans un département fortement urbanisé, ces forêts constituent des respirations indispensables et des zones de fraîcheur précieuses.
Le programme d’actions 2026 prévoit plusieurs interventions concrètes destinées à améliorer l’accueil du public, à renforcer la sécurité et à préserver l’état général des sites. Parmi les priorités figure l’amélioration de l’accueil de l’étang Godard, en forêt de Montmorency, un lieu fréquenté qui nécessite des aménagements adaptés. Le site de l’étang des Trois-Sources, en forêt de L’Isle-Adam, doit également bénéficier de la création d’un espace d’accueil, afin de mieux structurer la circulation des visiteurs. Le programme comprend aussi des actions régulières d’entretien et de surveillance : enlèvement des dépôts sauvages, sécurisation des chemins, élagage des branches susceptibles de tomber après des épisodes venteux, fauche et tonte des aires d’accueil, des zones de stationnement et des allées forestières, entretien et remplacement du mobilier en bois, ainsi que gestion des routes et chemins forestiers. Pour financer ces actions, le Département consacrera 165 000 euros au programme porté par l’ONF en lien avec les intercommunalités, traduisant une volonté de soutenir une gestion active et partagée des massifs forestiers.
Ces forêts ne sont pas seulement des espaces à protéger : elles sont aussi des lieux de vie, de pratique sportive et de découverte pour des milliers de Valdoisiens qui les fréquentent tout au long de l’année. Randonneurs, cyclistes, familles en promenade du dimanche, scolaires en sortie pédagogique, photographes de nature ou simples citadins en quête de calme : les profils de visiteurs sont multiples et leurs attentes variées. Cette diversité des usages impose une gestion fine et attentive, capable de concilier la protection des milieux naturels avec une fréquentation qui peut, si elle n’est pas encadrée, fragiliser les écosystèmes. C’est précisément l’enjeu du partenariat entre le Département et l’ONF : trouver cet équilibre délicat entre ouverture au public et préservation durable du patrimoine forestier.
L’un des éléments marquants de cette politique concerne la forêt de Montmorency, désormais classée en forêt de protection, le niveau de protection le plus élevé dans le domaine forestier. Ce statut interdit tout changement d’affectation et toute urbanisation susceptible de remettre en cause l’équilibre du massif, le mettant durablement à l’abri des pressions foncières et des transformations qui pourraient compromettre son avenir. Ce classement constitue une étape majeure pour la préservation du patrimoine naturel du Val-d’Oise et consacre plusieurs années de mobilisation des acteurs du territoire. Il vient reconnaître la valeur exceptionnelle de ce massif, tant sur le plan écologique que pour la qualité de vie des habitants, qui bénéficient à proximité immédiate des zones urbanisées d’un espace naturel de grande qualité. Au-delà de Montmorency, c’est l’ensemble des forêts domaniales du Val-d’Oise qui se trouve conforté dans son rôle, avec une ambition claire : préserver des espaces naturels vivants, accessibles et fonctionnels, au bénéfice des Valdoisiens.
Biodiversité / cadre de vie : le Val-d’Oise soutient ses forêts domaniales
Par Gilbert Caron
Publié le 30 avril 2026 à 08h33 – Temps de lecture : 5 minutes
