À Antibes, la campagne des municipales 2026 entre dans une nouvelle phase. Jeudi 26 février, les candidats ont officiellement déposé leurs listes en préfecture. Les électeurs se rendront aux urnes les 15 et 22 mars prochains pour désigner la future équipe municipale.
Désormais, les services de l’État examinent les dossiers. Ils vérifient la conformité administrative, l’éligibilité des candidats ainsi que le respect des règles de parité. L’administration dispose de quatre jours pour valider définitivement les candidatures. En attendant cette confirmation officielle, quatre listes se positionnent dans la course.
La première, intitulée “Ensemble pour Antibes Juan-les-Pins”, rassemble l’union à droite. Elle est conduite par Jean Leonetti, maire sortant. Cette liste compte notamment Sophie Nasica, Eric Pauget ou encore Alexandra Borchio Fontimp. Elle s’inscrit dans la continuité de la majorité municipale actuelle et mise sur l’expérience ainsi que la stabilité.
Face à elle, la liste “L’Alternance pour Antibes” représente le Rassemblement National. Hugo Muriel mène cette équipe. À ses côtés figurent notamment Morgane Harel, Alain Kuessada et Sylvain de La Celle. Cette formation entend incarner une alternative politique locale en mettant en avant les thèmes de sécurité, de gestion budgétaire et de proximité.
À gauche, la liste “Gauche solidaire écologique et démocratique” fédère plusieurs sensibilités. Michèle Muratore conduit cette union. Parmi les colistiers, on retrouve Jérôme Bracq, Caroline Benyayer, Pierre Aubry ou encore Chadia Bailet-Achouri. Ce collectif affiche des priorités sociales, environnementales et participatives.
Par ailleurs, une seconde liste issue de la gauche se présente sous le nom “Réinventons Antibes Juan-les-Pins, l’union pour un futur écologique et populaire”. Adrien Nouet, représentant de La France insoumise, en prend la tête. Il s’appuie notamment sur Laïla Blandel, Arthur Meyer-Abbatucci et Catherine Mathurin. Cette équipe met en avant la transition écologique, la justice sociale et la démocratie locale.
Ainsi, le paysage politique antibois se structure autour de quatre offres distinctes. D’un côté, la majorité sortante défend son bilan. De l’autre, le Rassemblement National cherche à capitaliser sur le contexte national. En parallèle, deux listes à gauche tentent de mobiliser sur les enjeux sociaux et climatiques.
La campagne devrait désormais s’intensifier. Les candidats multiplieront les réunions publiques, les rencontres de quartier et les échanges avec les habitants. Les thèmes locaux, tels que l’urbanisme, la circulation, la sécurité ou encore la préservation du littoral, occuperont une place centrale dans les débats.
Dans cette ville emblématique des Alpes-Maritimes, l’élection municipale constitue un rendez-vous majeur. Antibes, deuxième commune du département, joue un rôle stratégique sur la Côte d’Azur. Par conséquent, le scrutin des 15 et 22 mars sera scruté de près.
Reste à savoir si la validation administrative confirmera l’ensemble des candidatures déposées. Une fois cette étape franchie, la campagne officielle pourra pleinement débuter. Les électeurs auront alors quelques semaines pour se forger une opinion avant de trancher dans les urnes.

