Places égales à Taverny

Par Marc Blanc
Publié le 6 mars 2026 à 16h53 – Temps de lecture : 6 minutes

Taverny se mobilise tout au long du mois de mars pour célébrer la Journée internationale des droits des femmes avec une programmation complète et diversifiée intitulée « À places égales ». Cette initiative, organisée par la Ville, se veut à la fois culturelle, pédagogique et citoyenne, et met l’accent sur la sororité, la solidarité et l’émancipation féminine. L’objectif est de proposer aux habitantes de Taverny et à l’ensemble du public des événements permettant à la fois de s’informer, de réfléchir, de s’exprimer et d’agir dans des domaines variés, allant de l’art à la musique, en passant par le bien-être, la santé, la prévention et la lutte contre les stéréotypes.
La programmation artistique occupe une place centrale et s’articule autour de spectacles et de concerts qui célèbrent la créativité et la force des femmes. Le 10 mars, le théâtre Madeleine-Renaud présentera Les frottements du cœur, une création de Katia Ghanty. Ce spectacle explore la détermination et le courage des femmes, abordant les défis auxquels elles font face dans leur vie personnelle et professionnelle, tout en soulignant l’importance de la résilience et de l’autonomie. Le 13 mars, à la médiathèque Les Temps modernes, Sandra Nkaké se produira pour un concert de soul française où elle rendra hommage aux compositrices et artistes qui ont influencé son parcours. Sa prestation se veut à la fois intimiste et militante, transformant chaque chanson en un manifeste pour la liberté et l’émancipation féminine.
La musique classique est également mise à l’honneur. Le 21 mars, l’église Notre-Dame-de-l’Assomption accueillera le concert Musique française au féminin, proposé par le conservatoire Jacquelin-Robin, qui mettra en lumière les grandes compositrices et interprètes féminines ayant marqué l’histoire musicale. Quelques jours plus tard, le 25 mars, une rencontre à la médiathèque permettra d’aborder les petites histoires de la grande musique en s’appuyant sur le deuxième tome du livre d’André Peyrègne. Cette rencontre mettra l’accent sur les figures féminines souvent oubliées de la musique, offrant un éclairage précieux sur leur parcours et leur contribution artistique. Ces rendez-vous permettent au public de redécouvrir l’histoire de la musique sous un angle féminin et de prendre conscience de l’importance de la visibilité des femmes dans tous les domaines culturels.
Deux expositions rythmeront également le mois. L’exposition Sororité et Sonorité, jusqu’au 18 mars à la médiathèque, présentée par le collectif O’Stage, propose une série de portraits photographiques valorisant la diversité et la singularité des femmes dans le milieu musical. Cette exposition offre un regard sur les parcours variés de femmes engagées dans la musique, qu’il s’agisse d’interprètes, de compositrices ou de chefs d’orchestre, et souligne la nécessité de lutter contre les discriminations et de promouvoir l’égalité dans ce domaine. Le 7 mars, à la Micro Folie, le public pourra découvrir les œuvres de Krissina Poba et explorer le musée numérique en studio photo, permettant de conjuguer art contemporain et nouvelles technologies pour mettre en avant la créativité féminine.
La dimension participative et interactive est particulièrement présente dans la programmation. Le 11 mars, les trois centres sociaux de la ville proposeront un après-midi au Cœur de ville et au parc Bettencourt, mêlant théâtre d’extérieur et ateliers d’écriture. Le théâtre reprendra des extraits de procès célèbres qui ont mis les femmes sur le devant de la scène, souvent malgré elles, illustrant des combats historiques et contemporains pour la reconnaissance et l’égalité. L’atelier d’écriture intitulé Lettre à soi-même, porté par le centre social La Berthie, invitera les participants à exprimer leurs espoirs, aspirations et engagements pour faire progresser les droits des femmes. Ces lettres pourront être exposées ultérieurement dans d’autres structures de la ville, créant un lien concret entre expression individuelle et mémoire collective. En parallèle, une frise chronologique participative et un quiz sur l’histoire des femmes permettront au public d’approfondir ses connaissances, tandis que des bénévoles distribueront des roses tricotées, un geste symbolique de reconnaissance et de valorisation.
Le bien-être et l’empowerment sont également au cœur de la programmation. Le 21 mars, à la Maison des habitants Georges-Pompidou, une journée dédiée au bien-être permettra aux participantes de profiter d’un brunch convivial, de séances de détente, d’un atelier photo pour se redécouvrir et de moments d’activité physique. L’après-midi se clôturera par un cercle de femmes, offrant un espace bienveillant pour partager expériences, émotions et conseils. Le 27 mars, à la Maison des habitants Joséphine-Baker, une rencontre sur la vie de couple animée par la sexologue Aimée Roumieh donnera aux participantes les clés pour mieux s’affirmer, poser leurs limites et trouver leur place dans leurs relations personnelles.
Enfin, Taverny propose des activités concrètes pour lutter contre les stéréotypes et renforcer la sécurité des femmes. Le 6 mars, un jeu interactif à la Maison de la Jeunesse permettra de comprendre comment se construisent les stéréotypes et comment les déconstruire, en incitant les participants à réfléchir sur leurs propres représentations et comportements. Le 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, un séminaire de self-défense sera proposé par Beyond Training Studio, animé par Djihene Abdellilah, championne du monde de grappling. Deux séances permettront aux participantes de développer des techniques de protection et de confiance en elles, dans un cadre sécurisé. Cet événement est limité à 40 participantes et proposé au tarif préférentiel de 5 euros pour les habitantes de Taverny, favorisant ainsi un accès facilité à cette formation pratique et essentielle.