Lundi 7 septembre 2026, La Cadière-d’Azur a accueilli une réunion décisive pour l’avenir de la gestion des déchets dans le Var. La Commission consultative d’élaboration et de suivi du Plan Local de Prévention des Déchets Ménagers et Assimilés, le PLPDMA, s’y est réunie sous l’égide de la Communauté d’agglomération Sud Sainte-Baume. Autour de la table figuraient des élus et des membres de l’Agglomération, des représentants de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, le bureau d’études Cereg, chargé d’accompagner la collectivité dans l’élaboration du document, ainsi que le Sittomat, le syndicat mixte qui assure le traitement et la valorisation des ordures ménagères de l’aire toulonnaise. Cette composition élargie garantit que le futur plan sera cohérent avec les politiques régionales de gestion des déchets et avec les capacités réelles de traitement du bassin toulonnais.
Le PLPDMA n’est pas un simple document administratif. Rendu obligatoire pour les collectivités compétentes en matière de collecte des déchets, il fixe pour six ans une feuille de route concrète destinée à réduire la quantité de déchets produits sur le territoire, avant même leur collecte et leur traitement. La logique est simple, le meilleur déchet reste celui que l’on ne produit pas. Moins de déchets, c’est moins de camions sur les routes, moins de tonnages à incinérer ou à enfouir, et à terme une facture allégée pour la collectivité comme pour les habitants.
La séance de ce début septembre a permis de franchir une étape importante. Les membres de la Commission ont pris connaissance des quatre axes prioritaires retenus pour structurer le futur plan. Le premier vise à éviter et réduire les déchets à la source, en agissant sur les comportements d’achat et de consommation. Le deuxième mise sur le réemploi, la réparation et la réutilisation, autant de pratiques qui prolongent la vie des objets au lieu de les condamner à la benne. Le troisième axe concerne le tri à la source et la valorisation matière, c’est-à-dire la capacité à transformer les déchets restants en ressources. Le dernier volet porte sur la gouvernance, l’animation territoriale et la communication, indispensables pour faire vivre le plan au quotidien et mobiliser les habitants dans la durée.
Au-delà de la présentation, la Commission a recueilli l’avis de ses membres et validé le plan d’actions ainsi que le dimensionnement du dispositif. Le calendrier est désormais bien engagé. Prévu pour la période 2027-2032, le PLPDMA s’appuie sur un diagnostic territorial déjà réalisé et entre dans la dernière phase de son élaboration, celle de la rédaction définitive et de la validation.
L’ambition affichée par Sud Sainte-Baume est chiffrée avec précision. Le plan vise une réduction de 81 kilogrammes de déchets par habitant et par an à l’issue des six années du programme. Pour donner la mesure de l’effort, cela représente l’équivalent de plusieurs sacs poubelle en moins chaque mois pour chaque foyer du territoire, qui compte notamment Saint-Cyr-sur-Mer, Sanary-sur-Mer, Bandol, Le Beausset et La Cadière-d’Azur. Pour atteindre cet objectif, un budget prévisionnel de 2 204 883 euros hors taxes est programmé sur six ans, avec le soutien financier de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, partenaire régulier des démarches d’économie circulaire des intercommunalités.
La suite du parcours est déjà tracée. Une fois le document validé en Bureau Communautaire, la démarche se poursuivra par une consultation du public, un passage obligé qui permettra à chaque habitant de prendre connaissance du projet et de formuler ses observations, avant une adoption définitive en Conseil Communautaire. Le plan ne restera pas figé pour autant, puisqu’un bilan annuel viendra mesurer la progression des actions et analyser les indicateurs, de quoi ajuster le tir en cours de route si nécessaire.
Pour les habitants de Sud Sainte-Baume, cette démarche se traduira dans les prochaines années par des actions très concrètes, du développement du compostage aux ressourceries en passant par la lutte contre le gaspillage alimentaire. En se dotant d’un cap clair et de moyens dédiés, l’Agglomération s’inscrit dans un mouvement de fond où la prévention des déchets devient un pilier de la transition écologique des territoires, avec des effets attendus aussi bien sur l’environnement que sur le portefeuille des contribuables.

