Le Festival d’Auvers-sur-Oise doit refermer sa 45e édition le vendredi 11 septembre, au terme d’une longue saison musicale entamée dès le printemps. Pour ce rendez-vous de clôture, la manifestation a retenu l’église Notre-Dame, où se tiendra, à 21 heures, un « Concert aux chandelles » confié au contre-ténor polonais Jakub Józef Orliński. Le principe, éprouvé lors des précédentes éditions, mise autant sur l’atmosphère que sur le programme : une nef éclairée à la bougie, un auditoire installé au plus près des interprètes et une voix aiguë d’homme, celle du contre-ténor, taillée pour les répertoires baroque et sacré. Le choix du lieu ne doit rien au hasard. L’église Notre-Dame d’Auvers est celle que Vincent Van Gogh a fixée sur la toile durant son séjour dans le village, en 1890, un tableau aujourd’hui conservé au musée d’Orsay et connu dans le monde entier. Y donner le point d’orgue de la saison, c’est réunir en une seule soirée les deux visages d’Auvers-sur-Oise : le foyer impressionniste où le peintre a passé ses derniers mois, et le rendez-vous musical qui, chaque année, attire des mélomanes bien au-delà des limites du Val-d’Oise. Côté billetterie, les places de ce concert de clôture sont proposées à 52 euros en première série et à 42 euros en plein tarif, le billet étant ramené à 32 euros en tarif réduit et à 5 euros pour les étudiants. Les réservations passent par la billetterie du festival, joignable par téléphone comme en ligne. Compte tenu de la notoriété de l’interprète et de la jauge forcément limitée d’une église de village, une forte affluence est attendue, et l’organisation invite le public à anticiper sa venue plutôt qu’à se présenter au dernier moment. Ce concert de clôture figure d’ailleurs, chaque année, parmi les plus demandés de la programmation, la formule aux chandelles ayant fidélisé un public qui revient d’une saison à l’autre. Après un printemps et un été de concerts, c’est dans ce cadre chargé d’histoire que la manifestation s’apprête à tourner la page de son millésime 2026.
Créé en 1981 par le musicologue Pascal Escande, le Festival d’Auvers-sur-Oise s’est imposé au fil des décennies comme l’un des principaux rendez-vous de musique classique et lyrique de la région parisienne. Sa longévité et son exigence artistique lui ont valu d’accueillir, au fil des ans, des interprètes de premier plan, français comme étrangers. Sa 45e édition, ouverte le 12 mars, s’étend jusqu’au 11 septembre, soit près de six mois : une durée peu commune, qui distingue la manifestation des saisons plus resserrées. Le programme fait dialoguer les répertoires baroque, classique, romantique, lyrique et contemporain, sans se limiter à une seule esthétique ni à une seule époque. Pour donner du relief à cette longue traversée, l’organisation structure la saison en plusieurs temps : un « Prélude à l’Opus » en ouverture, un « Festival In » et un « Festival Off » au cœur de la programmation, puis un « Postlude » chargé d’en assurer la conclusion. Plutôt que de concentrer les concerts dans une salle unique, le festival essaime dans des églises, des châteaux et des salles de spectacle répartis à travers le Val-d’Oise, faisant du patrimoine bâti du département un écrin pour la musique. Ce parti pris itinérant, tenu d’année en année, a contribué au passage à faire connaître des édifices que le grand public ne pousse pas toujours. Le rendez-vous du 11 septembre s’inscrit dans cette logique : l’église Notre-Dame n’est pas une salle de concert, mais un monument dont l’acoustique et le décor participent pleinement de la soirée. Pour s’y rendre, Auvers-sur-Oise reste accessible en transports depuis Paris, notamment par le train, la commune se trouvant à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale, non loin de l’agglomération de Cergy-Pontoise. Avec cette clôture, le festival refermera un millésime anniversaire et prépare déjà, en coulisses, la saison suivante, qui prolongera un rendez-vous devenu, au fil de plus de 40 éditions, l’un des repères culturels de la fin d’été dans le nord du Val-d’Oise.
Crédit photo : Festival d’Auvers-sur-Oise

