L’enquête sur l’agression d’une femme pompier dans la vallée de la Roya prend une nouvelle tournure. Les autorités ont finalement relâché l’homme arrêté quelques jours après les faits. Le parquet de Nice a annoncé la levée de sa garde à vue, faute d’éléments permettant d’établir son implication.
Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a confirmé cette décision lundi 9 mars dans un court communiqué. Les investigations menées depuis l’arrestation n’ont pas permis de relier clairement le suspect à l’attaque. Surtout, la victime ne l’a pas identifié comme l’homme qui l’a agressée. Dans ces conditions, la justice a décidé de mettre fin à la garde à vue.
L’agression remonte à jeudi dernier. Ce jour-là, une femme pompier volontaire de 47 ans travaillait à la caserne de Fontan, un village situé près de la frontière italienne dans la vallée de la Roya. Un homme s’est alors approché avant de lui porter un coup de couteau à l’abdomen. L’attaque a causé une blessure grave, mais les médecins ont rapidement indiqué que son pronostic vital n’était pas engagé.
Juste après les faits, l’agresseur a pris la fuite. Les forces de l’ordre ont immédiatement lancé des recherches dans toute la zone. Les gendarmes ont déployé d’importants moyens dans la vallée et près de la frontière. Les enquêteurs tentaient alors de retrouver un homme qui, selon les premiers éléments, aurait agi sans motif apparent.
Deux jours plus tard, les policiers italiens ont arrêté un individu à Vintimille, une ville frontalière située en Italie. Les autorités italiennes l’ont ensuite remis aux forces de l’ordre françaises. Les gendarmes de la brigade de recherches de Menton ont placé l’homme en garde à vue afin de vérifier son rôle éventuel dans l’agression.
Cette interpellation avait d’abord suscité un certain soulagement. Sur le réseau social X, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait salué l’arrestation et remercié les policiers italiens. Il avait également mis en avant la coopération efficace entre les services français et italiens.
Malgré cela, les enquêteurs ont rapidement adopté une approche prudente. Ils ont mené plusieurs auditions et vérifications pendant la garde à vue. Leur objectif consistait à confirmer les premiers indices qui pouvaient orienter les soupçons vers cet homme.
Peu à peu, les investigations ont fait apparaître des incertitudes. L’identification du suspect par la victime représentait un élément essentiel du dossier. Or celle-ci n’a pas reconnu l’homme arrêté. En l’absence d’autres preuves solides, le parquet a décidé de le relâcher.
Cette décision rappelle l’importance de vérifier chaque élément avant de tirer des conclusions. Dès l’annonce de l’arrestation, le procureur avait d’ailleurs appelé à la prudence. Les enquêteurs devaient encore confirmer les informations recueillies lors des premières recherches.
Dans les Alpes-Maritimes, l’agression avait provoqué une vive émotion. La préfecture avait rapidement condamné cet acte qu’elle jugeait particulièrement grave. Plusieurs responsables politiques avaient aussi réagi. Le député Éric Ciotti avait notamment dénoncé une attaque inacceptable contre une personne portant l’uniforme de la République.
Pour l’instant, l’enquête continue. Les forces de l’ordre poursuivent leurs investigations afin d’identifier l’auteur de l’agression. Les enquêteurs examinent encore les éléments recueillis depuis jeudi. Leur objectif reste clair : retrouver l’homme qui a attaqué la pompier volontaire avant de prendre la fuite.

