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Quand l’Institution du Mont Saint-Jean ferme ses portes pour la deuxième fois en un mois

Par Ethan Hunt
Publié le 11 mars 2026 à 10h44 – Temps de lecture : 4 minutes

Quand l’Institution du Mont Saint-Jean ferme ses portes pour la deuxième fois en un mois

Ce lundi 9 mars, plus de 1 100 élèves de l’Institution du Mont Saint-Jean à Antibes n’ont pas rejoint leurs salles de classe. Un email menaçant, signé au nom de l’État islamique, a forcé la direction à agir immédiatement. Les forces de l’ordre ont bloqué l’accès à l’établissement dès le matin pour vérifier les lieux.

Certains élèves étaient déjà en chemin quand l’alerte a retenti. Ils ont dû faire demi-tour sans explication claire. D’autres, dont les cours débutaient plus tard, ont reçu l’information à temps et ont pu rester chez eux. Vers 7 heures du matin, quelques membres du personnel ont découvert dans leur boîte mail un message indiquant un potentiel danger imminent. La direction a aussitôt contacté les parents via l’application Pronote avec ce message : « L’établissement victime d’un email frauduleux. Police sur place pour contrôle. Gardez vos enfants. Nous vous tenons informés. »

Les cours sont donc restés annulés toute la journée. La mairie d’Antibes a confirmé que la reprise aurait lieu le mardi 10 mars, dès 8 heures du matin. Le directeur, Quentin Demoures, a tenu à rassurer les familles en précisant que les équipes avaient inspecté les locaux de fond en comble à la mi-journée. Aucune menace concrète ne ressortait des vérifications effectuées sur place.

Ce n’est pourtant pas la première fois que cet établissement privé traverse une telle situation. Il accueille habituellement 1 133 élèves, de la maternelle jusqu’à la terminale. Un mois plus tôt, le 9 février, une alerte à la bombe avait déjà contraint élèves et personnel à quitter précipitamment les lieux après la pause déjeuner. Là aussi, un message signé au nom de l’État islamique en était l’origine. Par ailleurs, une semaine avant cet incident, le lycée professionnel Jacques Dolle avait reçu un message de nature similaire, ce qui laissait déjà entrevoir une tendance préoccupante dans le secteur.

Pourtant, le mode opératoire de cette nouvelle alerte diffère sur plusieurs points. Contrairement à la première fois, ce n’est pas un message envoyé via Pronote, mais un email adressé directement à des membres du personnel. Les parents et les élèves n’ont donc rien reçu de façon directe. Quentin Demoures souligne lui-même ces différences : « Ce ne sont pas les mêmes plateformes, ce n’est pas rédigé de la même manière. » Difficile, selon lui, d’établir un lien formel entre les deux incidents. Canular, mauvaise blague ou menace réelle, personne ne peut encore trancher.

Malgré ces zones d’ombre, l’établissement a décidé de déposer plainte pour la deuxième fois. Les services spécialisés en cybercriminalité ont pris en charge le dossier pour mener l’enquête. Le rectorat a aussi reçu une alerte concernant la situation.

Ces événements répétés soulèvent des interrogations plus larges sur la sécurité des écoles dans les Alpes-Maritimes. Les familles attendent des réponses concrètes et des garanties solides pour l’avenir. Chaque nouvelle alerte fragilise un peu plus la confiance des parents envers les institutions. Les élèves, eux, subissent des journées perturbées sans comprendre réellement ce qui se passe autour d’eux. Enfin, les enseignants font face à une pression supplémentaire qui complique leur travail au quotidien. Toute la communauté scolaire espère que les enquêteurs parviendront rapidement à identifier l’origine de ces messages et à mettre fin à cette série d’alertes qui désorganise profondément la vie de l’établissement.