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Un adolescent de 13 ans avoue avoir tué sa mère à coups de marteau à Nice après une dispute

Par Sacha Caron
Publié le 16 mars 2026 à 11h28 – Temps de lecture : 4 minutes

Un drame familial d’une rare violence a secoué la ville de Nice vendredi 13 mars. Un garçon de 13 ans a reconnu avoir tué sa mère, âgée de 42 ans, à coups de marteau à leur domicile du boulevard Louis-Braille, dans l’est de la ville.

Les faits se sont déroulés en fin de soirée. Vers 20 heures, les forces de l’ordre et les secours ont reçu un signalement indiquant qu’une femme gisait grièvement blessée dans son appartement. À leur arrivée, ils ont enfoncé la porte à l’aide d’un bélier. Ils ont alors découvert la victime au sol, avec des plaies importantes au niveau du crâne. Son fils se trouvait sur place, en état de choc. Malgré les efforts des secouristes, la femme a rendu son dernier souffle peu avant 21 heures.

Dans un premier temps, l’adolescent a fourni une version des faits qui ne correspondait pas à la réalité. Il a affirmé aux enquêteurs qu’un homme cagoulé avait frappé sa mère. Ces déclarations contradictoires ont conduit les enquêteurs à placer le mineur en garde à vue dès le samedi matin. Par la suite, une perquisition dans l’appartement a permis de retrouver un marteau portant des traces de sang. Cet élément matériel a joué un rôle décisif dans la suite de l’enquête.

Face aux preuves accumulées, le garçon a finalement changé de version et avoué les faits. Selon le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, l’adolescent a expliqué qu’une dispute avait éclaté avec sa mère. Celle-ci lui reprochait d’avoir consommé de l’alcool. En réaction, il l’a frappée et poussée violemment, puis a saisi un marteau et lui a porté plusieurs coups à la tête. Le procureur a communiqué ces éléments dimanche dans un communiqué officiel.

À la suite de ces aveux, la justice a ouvert une information judiciaire pour meurtre sur ascendant. Le parquet a requis le placement du mineur en détention provisoire. Le juge a suivi cette demande, et le garçon se trouve désormais derrière les barreaux dans l’attente de la suite de la procédure. Cette qualification pénale, meurtre sur ascendant, constitue une circonstance aggravante particulièrement grave en droit français.

Le garçon ne présentait aucun antécédent judiciaire. Les enquêteurs ont néanmoins souhaité évaluer son état mental, et un psychiatre a procédé à un examen complet. Les conclusions ont établi l’absence de toute altération du discernement au moment des faits. Autrement dit, le mineur savait ce qu’il faisait lorsqu’il a commis ce geste irréparable.

Le maire de Nice, Christian Estrosi, a réagi dès le vendredi soir sur le réseau social X. Il a exprimé sa colère ainsi que son immense tristesse face à ce drame. Il a également précisé que l’enfant, sain et sauf, avait rejoint l’hôpital Lenval, l’établissement pédiatrique de la ville, pour y recevoir une prise en charge adaptée.

Cet événement tragique rappelle la violence que peuvent parfois dissimuler des conflits familiaux en apparence ordinaires. En effet, rien dans le profil du jeune garçon ne laissait présager un tel passage à l’acte. Ainsi, cette affaire soulève des questions profondes sur la détresse que vivent certains adolescents, et sur les dispositifs d’accompagnement disponibles pour les familles en difficulté dans les Alpes-Maritimes. Par ailleurs, elle interroge sur la capacité des proches et des institutions à détecter les signaux d’alarme avant qu’il ne soit trop tard. Enfin, au-delà du fait divers, c’est toute une communauté qui tente aujourd’hui de comprendre comment un tel drame a pu se produire au sein d’un foyer niçois.