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Don de moelle osseuse : les jeunes incités à s’inscrire

Par Marie Aschehoug-Clauteaux
Publié le 26 mars 2026 à 17h22 – Temps de lecture : 3 minutes

La ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, a rencontré aujourd’hui le père d’Elio, un jeune enfant atteint de leucémie, pour lequel une greffe de moelle osseuse représente un espoir crucial. Cette rencontre met en lumière l’importance vitale du don de moelle osseuse, alors que chaque année en France, des milliers de patients souffrant de maladies graves du sang, comme la leucémie ou la drépanocytose, dépendent d’une greffe pour espérer une guérison.

Pour répondre à cette demande, il est nécessaire d’accroître le nombre de donneurs volontaires et de diversifier les profils présents dans le registre national. La ministre appelle particulièrement les jeunes âgés de 18 à 25 ans à s’engager, en mettant un accent sur la participation masculine, encore insuffisante alors que leurs caractéristiques sont très recherchées pour les compatibilités. L’objectif n’est pas seulement d’augmenter le nombre de donneurs, mais aussi d’améliorer les chances pour chaque patient de trouver rapidement une correspondance adaptée.

La contribution des jeunes donneurs est particulièrement déterminante, car elle est associée à de meilleurs résultats cliniques lors des greffes. Leur engagement renforce les perspectives de traitement et les pronostics des receveurs. Dans ce domaine, l’anticipation est essentielle : plus le registre contient de profils récents et variés, plus les patients ont de chances de bénéficier d’une greffe compatible, essentielle dans le cadre de pathologies graves nécessitant une intervention rapide.

Le don de moelle osseuse reste encore mal connu du grand public. La procédure débute par une inscription volontaire sur le registre national, accompagnée d’un prélèvement salivaire ou sanguin permettant de déterminer le profil génétique du futur donneur. En cas de compatibilité avec un patient, le donneur est contacté et suivi tout au long du processus, encadré par les équipes médicales afin d’assurer la sécurité et l’efficacité de l’intervention.

Dans près de 80 % des cas, le don s’effectue par prélèvement sanguin après quelques jours de stimulation médullaire, sans nécessiter d’intervention chirurgicale et en ambulatoire. Dans environ 20 % des situations, le prélèvement se réalise directement dans l’os du bassin sous anesthésie générale. Dans tous les cas, le don demeure anonyme, gratuit et strictement encadré pour protéger à la fois le donneur et le receveur.

Stéphanie Rist a souligné le rôle clé de l’Agence de la biomédecine, qui assure la promotion du don, la gestion du registre national, la coordination des procédures et l’accompagnement des donneurs et des patients. Cette organisation garantit un haut niveau de sécurité, de transparence et de fiabilité, fondant un système solidaire basé sur la confiance et la mobilisation citoyenne.

La ministre a également adressé un message de soutien au jeune Elio et à sa famille, rappelant que chaque greffe représente un espoir de vie et que l’inscription comme donneur est un acte simple mais potentiellement déterminant. S’engager dans cette démarche peut transformer le destin d’un patient, offrant la possibilité d’une guérison et sauvant des vies.