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La justice vise quinze supporters après une rixe violente avant la finale Lens-Nice

Par Sacha Caron
Publié le 25 mai 2026 à 12h33 – Temps de lecture : 4 minutes

La justice avance après les violences qui ont éclaté à Paris avant la finale de Coupe de France entre le RC Lens et l’OGC Nice. Lundi 25 mai 2026, le parquet de Paris a annoncé la mise en examen de quinze personnes pour violences volontaires aggravées. Ces décisions font suite à une rixe survenue dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mai, près du canal Saint-Martin.

Les faits ont eu lieu à la veille de la finale remportée par Lens face à Nice au Stade de France. Dans la soirée, environ une centaine de supporters niçois ont rejoint le Xe arrondissement de Paris. Selon les autorités, ce rassemblement ne ressemblait pas à une simple présence festive. Le groupe semblait chercher l’affrontement avec d’autres supporters.

Après une déambulation près du canal Saint-Martin, la tension a explosé quai de Valmy et rue Bichat. Plusieurs groupes ultras se sont alors affrontés. Des supporters de l’OGC Nice auraient participé aux violences. Des supporters de l’AS Nancy Lorraine auraient aussi rejoint certains groupes niçois. Face à eux, des ultras parisiens se trouvaient également sur place.

Le bilan humain reste lourd. Sept personnes ont subi des violences. Trois d’entre elles ont rejoint l’hôpital en urgence absolue le soir des faits. L’une des victimes, décrite comme un hooligan parisien par une source proche du dossier, se trouvait encore entre la vie et la mort plusieurs jours après les affrontements. Au moins deux blessés n’auraient pourtant aucun lien avec des groupes de supporters.

Les policiers ont placé 65 personnes en garde à vue après cette nuit de violences. Parmi elles figuraient cinq mineurs. Les enquêteurs ont aussi retrouvé du matériel qui renforce l’hypothèse d’une action préparée. Gants coqués, protège-dents et cagoules aux couleurs de l’OGC Nice se trouvaient notamment sur les lieux.

Le parquet a ouvert une information judiciaire pour violences volontaires aggravées. Les circonstances aggravantes portent sur l’usage d’une arme et sur la commission des faits en réunion. Les quinze personnes concernées, principalement de jeunes hommes âgés de 20 à 32 ans, doivent désormais respecter un contrôle judiciaire strict.

Cette mesure leur interdit notamment de se rendre en Île-de-France. Elle leur interdit aussi d’entrer dans une enceinte sportive. La justice veut ainsi éviter de nouveaux débordements autour des matchs. Elle cherche aussi à empêcher les mis en cause de reprendre contact entre eux.

L’affaire ne s’arrête pas à ces quinze mises en examen. Sept autres suspects doivent comparaître rapidement devant le tribunal. Quatre d’entre eux ont rejoint la détention provisoire dans l’attente de leur audience. Trente-six autres personnes recevront une convocation devant le tribunal correctionnel dans les prochaines semaines.

Cette rixe ajoute une ombre à une semaine déjà tendue pour l’OGC Nice. Le club venait de vivre une fin de saison difficile en Ligue 1. Il devait aussi disputer une finale de Coupe de France dans un climat sportif chargé. Désormais, les violences parisiennes déplacent le débat vers la sécurité autour des supporters.

Le ministre de l’Intérieur a parlé d’un affrontement entre groupes ultras. Cette formule montre la gravité du dossier. Les autorités craignent depuis longtemps les déplacements organisés de groupes violents autour des grandes affiches. Cette fois, les faits ont éclaté loin du stade, en plein Paris, dans un quartier très fréquenté.

Pour les habitants et les commerçants du secteur, la scène a laissé des traces. Le restaurant situé près du lieu des heurts portait encore les marques de la violence au petit matin. Maintenant, la justice devra préciser les responsabilités individuelles. Elle devra aussi distinguer les meneurs, les participants actifs et les personnes présentes dans le groupe sans rôle direct.

Cette affaire rappelle que le football peut encore servir de prétexte à des affrontements organisés. La passion sportive n’excuse pas les violences de rue. À quelques heures d’une finale nationale, cette rixe a transformé un rendez-vous populaire en dossier judiciaire lourd. Les prochaines audiences diront comment la justice sanctionnera ces débordements.