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Fête de la musique à Nice : un homme entre la vie et la mort après une violente bagarre, un suspect en garde à vue

Par Moira O'Deorain
Publié le 22 juin 2026 à 12h15 – Temps de lecture : 3 minutes

La soirée devait rester festive. Pourtant, elle a basculé dans le drame. Dimanche 21 juin, en marge de la Fête de la musique, une bagarre d’une rare violence a éclaté rue Dabray, à Nice. Aux alentours de 22 heures, des coups ont grièvement blessé un homme. Les secours l’ont aussitôt pris en charge, puis conduit à l’hôpital. Son pronostic vital reste engagé.

Selon le procureur de la République Damien Martinelli, la victime a subi cette agression dans un contexte d’altercations encore flou. D’ailleurs, les enquêteurs doivent désormais reconstituer le fil exact des événements. Pour l’heure, plusieurs zones d’ombre subsistent.

L’homme touché est un Cap-Verdien de 48 ans. Plongé dans un coma profond, il a dû recevoir une intubation sur place, réalisée par les sapeurs-pompiers. Très vite, son état est apparu critique. D’après les premiers éléments, un témoin aurait par ailleurs filmé l’agression. Celui-ci aurait ensuite transmis la vidéo aux policiers lors de son audition.

Dans la foulée, les policiers ont interpellé un suspect, puis l’ont placé en garde à vue à la caserne Auvare. Âgé de 41 ans, alcoolisé au moment des faits, il se serait pris à la victime à l’aide de gants coqués. De plus, cet individu est déjà connu des services de police pour port d’arme. Les charges retenues à ce stade portent sur des violences avec arme par destination et en état d’ivresse. Lundi en fin d’après-midi, sa garde à vue se poursuivait toujours.

Cette nuit aurait dû couronner une grande fête populaire. En effet, plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient rejoint les festivités dans les Alpes-Maritimes. Malheureusement, Nice a aussi connu de graves violences. Au total, les forces de l’ordre auraient mené une dizaine d’interpellations dans la ville.

Le drame survient dans un climat de vigilance maximale. Depuis plusieurs jours, le ministère de l’Intérieur réclamait en effet un renforcement des dispositifs de sécurité. Laurent Nunez, notamment, pointait le risque terroriste, la délinquance d’opportunité et la menace de violences urbaines en fin de soirée.

Dans le département, le souvenir de récents débordements pesait également. Fin mai, plusieurs rassemblements liés à la victoire du PSG en Ligue des champions avaient dégénéré. Par conséquent, la préfecture avait déployé un important dispositif. Quelque 650 policiers, gendarmes et membres des forces mobiles patrouillaient, avec une consigne claire : ne tolérer aucun débordement.

Les autorités redoutaient surtout la répétition des scènes observées quelques semaines plus tôt. Tirs de mortiers, dégradations et affrontements avaient alors frappé Nice, Cannes et Vallauris. Malgré ces précautions, le pire n’a pas pu être évité.

Ailleurs dans le département, quelques incidents ont émaillé la soirée à Cannes et à Antibes. Néanmoins, aucun n’a atteint un tel degré de gravité. À l’échelle nationale, le ministère de l’Intérieur recensait 243 interpellations, dont 148 à Paris. Cette agression vient donc assombrir le bilan d’une fête par ailleurs réussie.