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Sécurité : déminage à Choisy-le-Roi

Par Assia Bedja
Publié le 14 juillet 2026 à 08h55 – Temps de lecture : 4 minutes

Une découverte inattendue a mobilisé les services de secours à Choisy-le-Roi le 7 juillet 2026. Au cours de fouilles archéologiques menées dans le cadre de l’extension de l’Usine des eaux, en bord de Seine, une bombe datant de la Seconde Guerre mondiale a été mise au jour dans la matinée. L’engin, d’un poids de plusieurs centaines de kilos, a aussitôt conduit les autorités à déclencher un dispositif de sécurité de grande ampleur.
Sur instruction de la police nationale, un périmètre de sécurité de six cents mètres a été établi autour du chantier. Ce rayon, particulièrement large, s’explique par la puissance potentielle de ce type de munition, susceptible de projeter des éclats sur une longue distance en cas d’explosion. Plusieurs voies proches du site ont été fermées à la circulation le temps de l’intervention, perturbant la vie du quartier.
À l’intérieur de ce périmètre, une centaine d’habitants ont été évacués de leur domicile. Les personnes concernées, résidant notamment dans le secteur compris entre la rue des Bleuets et le quai Branly, ont été orientées vers le stade de la Prairie, transformé pour l’occasion en point de rassemblement. Elles y ont patienté le temps que les opérations soient menées à bien.
Une attention particulière a été portée aux enfants accueillis au centre de loisirs de la Prairie, situé à proximité. Dans un premier temps mis en sécurité à l’intérieur du bâtiment, ils ont ensuite été transférés par leurs animateurs vers un autre site d’accueil, à l’écart de la zone à risque, afin de poursuivre les activités estivales dans des conditions sereines.
Les démineurs de la sécurité civile, seuls habilités à manipuler ce type d’engin, sont intervenus sur place dans l’après-midi. Le désamorçage d’une bombe ancienne exige méthode et précaution : il s’agit de neutraliser un dispositif dont l’état, après des décennies passées sous terre, demeure incertain. L’accès au chantier avait été strictement limité aux seuls intervenants autorisés. Cette mission relève de la compétence exclusive de l’État, la commune et la préfecture assurant pour leur part la coordination et l’information de la population.
La municipalité a tenu les habitants informés au fil des heures, en s’appuyant notamment sur ses canaux numériques. Des consignes de prudence avaient été diffusées pour inviter les riverains à ne pas s’approcher de la zone et à laisser les secours travailler. Le maire de Choisy-le-Roi devait par ailleurs être reçu le lendemain à la préfecture du Val-de-Marne, en présence du préfet, afin d’organiser la suite des opérations et le retour à la normale dans les meilleurs délais.
La découverte de tels engins n’a rien d’exceptionnel en région parisienne. Bombardée à plusieurs reprises durant le conflit, en raison notamment de ses infrastructures ferroviaires et industrielles, la banlieue sud a conservé dans son sous-sol de nombreuses munitions non explosées. Ces munitions, souvent enfouies à plusieurs mètres, ne réapparaissent qu’à l’occasion de fouilles ou de gros travaux. Chaque grand chantier de terrassement fait ainsi resurgir le risque de tomber sur ces vestiges dangereux.
L’épisode rappelle l’importance des repérages préalables et de la vigilance sur les sites de travaux. Avant d’engager des terrassements d’ampleur, les maîtres d’ouvrage sont tenus de prendre en compte ce risque, en particulier dans les zones ayant subi des bombardements. La procédure implique généralement de signaler toute suspicion aux autorités, qui décident alors de l’intervention des services spécialisés.
À Choisy-le-Roi, l’extension de l’Usine des eaux, équipement essentiel à l’alimentation en eau potable, se poursuivra une fois le terrain sécurisé. Une fois la bombe neutralisée par les spécialistes, la circulation et l’accès aux logements avaient vocation à être rétablis progressivement. Pour les riverains évacués, l’incident se sera traduit par quelques heures d’attente et de désagréments, sous la surveillance des services de l’État et des équipes municipales.