Dugny : un 9e parc départemental

Par Marc Blanc
Publié le 24 août 2026 à 15h59 – Temps de lecture : 4 minutes

À la rentrée de septembre 2026, le conseil départemental de la Seine-Saint-Denis engage la transformation de l’Aire des Vents, à Dugny, en un neuvième parc départemental. Ce vaste terrain, que la collectivité avait aménagé dès les années 1980 pour accueillir de grands rassemblements, doit devenir un espace vert ouvert à tous, pensé pour la promenade, le sport et la détente. Le chantier, dont le lancement est prévu en septembre, ouvre une opération de plusieurs années destinée à doter le nord du département d’un nouvel équipement de nature, en continuité directe avec le parc Georges-Valbon, tout proche. La maîtrise d’ouvrage revient au département, déjà propriétaire et gestionnaire des huit parcs départementaux existants, très fréquentés par les habitants d’un territoire densément peuplé. L’Aire des Vents constitue l’une des dernières grandes réserves foncières non bâties du secteur, ce qui en fait un site stratégique pour l’aménagement du Nord francilien.
Le calendrier des travaux s’étend jusqu’au printemps 2028. Une première étape doit permettre l’ouverture, à la mi-2027, de la partie ouest et d’une zone centrale déjà équipée, avant l’achèvement complet du parc en avril 2028. Pendant toute la durée du chantier, le département s’est engagé à maintenir une traversée nord-sud sécurisée, réservée aux piétons et aux cyclistes, jusqu’en juin 2027 : cet axe, très emprunté, relie Dugny aux communes voisines et devait être préservé malgré les emprises de travaux. Les autres accès seront adaptés au fil de l’avancement, avec des itinéraires provisoires de contournement signalés sur place, afin de limiter la gêne pour les riverains pendant cette longue période de travaux.
Une fois ouvert, le parc réunira des aires de jeux pour les enfants, des équipements sportifs de plein air et de larges espaces de promenade et de rencontre, répartis sur l’ensemble du site. Ces nouveaux aménagements viendront s’ajouter aux terrains de sport déjà présents, appréciés des clubs et des familles du secteur. Le projet fait une place importante au végétal : de nouvelles plantations d’arbres, des prairies et des massifs fleuris doivent améliorer le confort en période de forte chaleur, multiplier les zones d’ombre et renforcer la biodiversité sur un terrain aujourd’hui très minéral. L’objectif affiché par la collectivité est d’offrir aux habitants un lieu de fraîcheur et de respiration, à quelques centaines de mètres seulement des grands axes routiers qui traversent le secteur, entre Le Bourget et La Courneuve.
L’aménagement se veut exemplaire sur le plan écologique. Le département prévoit de réemployer une partie des matériaux issus du chantier, de rendre les sols plus perméables afin de mieux absorber les eaux de pluie et de réduire fortement les surfaces de voirie existantes. Le boisement actuel sera pour partie renouvelé avec des essences jugées mieux adaptées au climat des prochaines décennies, et le renouvellement du couvert végétal doit aussi profiter à la faune locale. Ces choix prolongent la stratégie de végétalisation que la collectivité conduit à l’échelle de ses parcs, dans un territoire où l’accès à des espaces verts de proximité demeure très inégal d’une commune à l’autre, et où la lutte contre les îlots de chaleur devient un enjeu de santé publique.
Le projet a été élaboré avec les habitants et les associations du territoire, consultés sur les usages attendus et les aménagements souhaités, une démarche que le département met en avant pour l’ensemble de ses grands équipements. Situé à Dugny, aux portes du Bourget et de La Courneuve, le terrain avait été mobilisé lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ; sa reconversion durable prolonge, du côté de la nature, l’héritage laissé par l’événement. À terme, l’Aire des Vents doit former, avec le parc Georges-Valbon, un vaste ensemble paysager d’un seul tenant, parmi les plus étendus de la petite couronne. Pour les riverains, la rentrée 2026 ouvre une longue phase de travaux, mais aussi la perspective, à l’horizon 2028, d’un neuvième parc départemental venant compléter un réseau d’espaces verts déjà très fréquenté.