L’Espace Gérard Philipe, rue Louise Michel, s’apprête à vibrer deux soirs durant. Les vendredi 16 et samedi 17 octobre, Sartrouville accueille la 22e édition du festival Rock’N’Live, un rendez-vous désormais bien installé dans le calendrier culturel de la ville. Porté par les bénévoles de l’association Reflets & Partages, l’événement réunit chaque automne musiciens confirmés et talents émergents dans une ambiance de fête. Plus de deux décennies après sa création, il demeure l’un des rares festivals entièrement consacrés aux musiques actuelles dans ce secteur des Yvelines. Cette année encore, la promesse tient en quelques chiffres : douze groupes aux styles variés, deux scènes baptisées La Seine et Le Plateau, et quatre heures de musique non-stop chaque soir. L’ouverture des portes est fixée à 19 h 30.
La programmation balaie large. Le vendredi, le public pourra découvrir FØR et sa folk, le pop rock de The Reefs, la fusion de Jericho, le blues rock de Paul Iron, le rock alternatif de Ghost On Tape et la pop acoustique de Marcelle Julien. Le samedi prendront le relais Foolcircles, Ember Drive, l’electro metal de Beriken, Minnie Cooper, Edenya et le dark folk de Noom. De la ballade acoustique au metal le plus électrique, le festival assume depuis ses débuts un éclectisme revendiqué, pensé pour faire se croiser les générations et les esthétiques autour d’une même affiche. Les deux scènes se répondent tout au long de la soirée, sans temps mort, afin d’enchaîner les concerts et de laisser à chaque formation l’occasion de défendre son univers devant un public réputé curieux et bon enfant.
Fidèle à son esprit d’origine, Rock’N’Live reste un rendez-vous accessible et familial. L’entrée est gratuite pour les enfants de moins de 12 ans. Côté tarifs, la prévente est fixée à 8 € pour une soirée et 12 € pour les deux, tandis que l’entrée sur place revient à 12 € pour un soir et 18 € pour le pass complet. La billetterie est ouverte en ligne, et mieux vaut réserver à l’avance pour profiter du tarif réduit et éviter l’attente aux guichets le soir venu. Le prix contenu des places tient à un choix assumé des organisateurs, soucieux de ne laisser personne à la porte d’un festival qu’ils veulent populaire au meilleur sens du terme.
Mais le festival ne se résume pas à ses concerts. Tout au long des deux soirées, un village d’artisans et de créateurs accueillera les visiteurs entre deux sets, tandis qu’un espace bar et restauration permettra de prolonger le moment sans quitter les lieux. L’association, qui fait vivre la manifestation grâce à ses seuls bénévoles, en a fait au fil des éditions un véritable tremplin pour les groupes de la région : plusieurs formations passées par ses scènes ont depuis poursuivi leur route bien au-delà des Yvelines. Chaque édition mêle ainsi noms déjà repérés et découvertes, dans un esprit de partage qui a forgé la réputation de l’événement. Derrière l’affiche, c’est aussi une petite équipe de passionnés qui, des mois durant, cale la logistique, monte les scènes et accueille le public.
À l’approche de l’automne, le festival ouvre aussi la saison des sorties culturelles sartrouvilloises et rappelle la vitalité d’une scène musicale souvent discrète. Pour les habitués comme pour les curieux, il offre l’occasion de soutenir, à quelques minutes de chez soi, des artistes qui peinent parfois à trouver des salles où se produire. L’entrée modique et la gratuité pour les plus jeunes en font par ailleurs une sortie familiale, loin de l’image parfois sévère associée aux musiques amplifiées. Les organisateurs invitent d’ailleurs les hésitants à pousser la porte : deux scènes, une douzaine de groupes et une programmation volontairement éclectique laissent peu de chances de s’ennuyer.
Rendez-vous est donc donné les vendredi 16 et samedi 17 octobre à l’Espace Gérard Philipe, rue Louise Michel, à partir de 19 h 30. Deux soirées pour renouer avec la scène locale, guitares en avant, dans une ambiance que l’association veut avant tout conviviale.
Sartrouville : Rock’N’Live fête sa 22e édition
Par Renaud Morelli
Publié le 12 octobre 2026 à 18h35 – Temps de lecture : 4 minutes
